BRAND VOICE — ENTREPRISES & STRATÉGIES — Immobilier

INOWAI

Les grandes tendances du marché immobilier en 2020



Les grandes tendances du marché immobilier en 2020 (Photo: Maison Moderne)

Les grandes tendances du marché immobilier en 2020 (Photo: Maison Moderne)

La conférence annuelle d’INOWAI a permis de dresser un état des lieux du marché immobilier au Luxembourg. Bureau, commerce, résidentiel… Découvrez comment ont évolué les divers segments du marché.

Le bureau doit se repenser

Au niveau du bureau, l’année 2020 a été marquée par un recours généralisé au télétravail. Cette période incertaine a principalement invité les occupants des immeubles à repenser les bureaux. «La crise ouvre de nouvelles perspectives. Le nombre de travailleurs actifs, au Luxembourg, continue de croître. Parmi eux, de nombreux frontaliers qui, à un moment donné, devront reprendre le chemin du bureau tout en profitant d’un ou deux jours de télétravail par semaine, explique Julien Pillot, Head of Office Agency au sein d’INOWAI. Dans ce contexte, il y a une opportunité à repenser les espaces, pour optimiser la surface occupée, d’une part, et pour mieux répondre aux attentes des utilisateurs, d’autre part. Il faut donner aux collaborateurs l’envie de revenir au bureau, d’y retrouver leurs collègues, en proposant une variété d’espaces où l’on se sent bien, où l’on peut échanger, collaborer, travailler en équipe plus efficacement. Notre rôle, dans ce contexte, est de nous placer aux côtés des occupants pour les aider à mener des projets de réaménagement, en fonction des besoins, notamment grâce à notre service de Project Management.»

Accélérer le développement résidentiel

Au niveau du marché résidentiel, les prix continuent à évoluer à la hausse. «La croissance démographique, au Luxembourg, reste soutenue, démontrant que le pays et son économie restent très attractifs. C’est une bonne chose. L’enjeu, toutefois, est de pouvoir accueillir celles et ceux qui souhaitent s’installer au Luxembourg. Pour réduire le déséquilibre entre l’offre et la demande de logements, il faut poursuivre les efforts liés au développement de nouveaux logements, assure Delphine Romano. Il importe de soutenir les développeurs, en accélérant les procédures liées à l’octroi de permis, mais aussi de trouver des solutions créatives pour permettre à chacun de trouver de quoi se loger.» Dans les mois à venir, la dynamique actuelle du marché devrait toutefois se maintenir, les fondamentaux du marché n’ayant pas changé.

Proposer une expérience commerciale enrichie

Le Covid-19 a aussi mis en évidence les défis auxquels est confronté le commerce depuis plusieurs années. «Face à la concurrence de l’e-commerce, principalement, l’enjeu pour les enseignes commerciales est d’activer leur transformation, explique Jean-Marie In, Head of Retail & Industrial BeLux. Pour cela, elles doivent développer des approches multicanales, avec la volonté de proposer des expériences client singulières en boutique. Les acteurs doivent apprendre à jouer sur la complémentarité entre expériences digitales et service à valeur ajoutée en magasin. À l’avenir, les enseignes continueront à ouvrir des magasins physiques, mais pas à n’importe quel prix.»

Investissement et évaluation

Du côté de l’investissement immobilier, on constate en 2020 un recul de 45% par rapport à 2019, à 1,35 milliard d’euros investis. «Dans cette période incertaine, les investisseurs se recentrent sur des bureaux de premier choix, avec une bonne localisation et l’assurance de trouver des locataires de longue durée, et convoitent de plus en plus le marché du résidentiel en bloc, qui présente des avantages en termes de stabilité de revenu et de potentiel de croissance», assure Tehdi Babigeon, COO et Head of Capital Markets, qui anticipe une année 2021 sur les mêmes bases, une année relativement dynamique, donc, comparable aux exercices de 2017 et 2018.

Au niveau des évaluations, INOWAI a connu une croissance de l’activité. «En 2020, 182 biens immobiliers ont été évalués par nos équipes, c’est une quarantaine de plus qu’en 2017. Si l’on considère le volume financier des évaluations, il atteint 5,3 milliards en 2020, contre 3,8 milliards en 2017, explique Marc Baertz, Chief Financial Officer et Head of Valuation d’INOWAI. Dans un contexte incertain, on prend davantage de précautions autour de chaque transaction. L’évaluation permet d’objectiver la situation.»

Jean-Nicolas Montrieux, Partner & CEO d’INOWAI, explique: «La place financière est résiliente et optimiste. La crise aura évidemment changé nos habitudes, mais il faut les voir comme des opportunités pour le marché immobilier de repenser nos lieux de vie et de travail et les espaces de consommation, en les adaptant aux nouveaux besoins.» Il l’affirme: «Les perspectives étaient excellentes avant la crise, et, selon nos études, elles devraient le rester.»