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ART DANS L’ESPACE PUBLIC

Des graffitis pour les chantiers à la Cloche d’Or



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Dans un atelier à Bridel, les artistes dessinent sur des bâches de chantier pour la Cloche d’Or. (Photo: Paperjam)

Dès cette semaine, les chantiers à la Cloche d’Or vont accueillir des bâches dessinées par des graffeurs, proposant de vivre autrement cette période de travaux en ville.

Des chantiers en ville, en ce moment, il y en a absolument partout. Alors, pour rendre leur aspect un peu moins déplaisant, le développeur de la Cloche d’Or, Grossfeld, a invité, sur les conseils de son agence de communication Tetris, des «street artists» à intervenir sur des bâches de chantier pour introduire un peu d’art au milieu de tout ce chaos.

«Le quartier est certifié DGNB», explique Michel Knepper, directeur de Grossfeld. «Aussi, l’art est une composante à part entière de notre démarche. Il nous semblait aussi intéressant de pouvoir proposer ces œuvres dans des lieux qui sont déjà fréquentés par un grand nombre de personnes, qui sont devenus aujourd’hui des lieux de vie, et pas seulement des zones de chantier.»

Pendant trois jours, un hall désaffecté sert d’atelier aux graffeurs. (Photo: Paperjam)

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La table de travail. (Photo: Paperjam)

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Six artistes de la Grande Région

Au total, six artistes ont été invités à «sprayer» sur deux bâches de 2m sur 6m, soit 24m2 à remplir par artiste. En «guest star»: le Bruxellois Sozyone, dont on reconnaît les dessins à la présence de petits moineaux, «des petits voleurs de frites» comme il les appelle tendrement. Plus connus de la scène luxembourgeoise, on retrouve David Soner, qui a assuré la coordination de l’équipe; Alain Welter, connu pour avoir repeint son village natal de Kahler; Raphaël Gindt, cofondateur de la Kamellebuttek à Esch; et Samuel Levy qui a aussi réalisé, entre autres, le plafond peint du restaurant Sky Bar dans la nouvelle extension du City Concorde. Ils sont également rejoints par Kogaone, artiste originaire de Metz qui manie volontiers sprays et peinture traditionnelle.

Pendant trois jours, ces graffeurs se sont ainsi retrouvés dans un entrepôt à Bridel pour dessiner sur des bâches de chantier. Le thème? L’être humain dans la ville. Libre à chacun d’entre eux de l’interpréter comme ils le souhaitent.

David Soner au travail. (Photo: Paperjam)

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David Soner utilise des couleurs pastel pour son travail. (Photo: Paperjam)

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Le thème de l’enfance a été retenu par David Soner. (Photo: Paperjam)

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Le travail de Samuel Levy, en cours. (Photo: Paperjam)

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Vue de l’œuvre de Samuel Levy. (Photo: Paperjam)

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Le travail de Samuel Levy est plutôt abstrait et décoratif à la fois. (Photo: Paperjam)

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Sozyone a créé une grande image qui se développe sur deux bâches. (Photo: Paperjam)

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Sozyone au travail. (Photo: Paperjam)

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Les moineaux sont un motif récurent dans l’œuvre de Sozyone. (Photo: Paperjam)

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Alain Welter joue avec la notion de mur. (Photo: Paperjam)

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Sa signature, MOPE, devient le motif de son travail. (Photo: Paperjam)

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Raphaël Gindt a choisi de travailler un long motif abstrait. (Photo: Paperjam)

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À partir d’une palette restreinte, Raphaël Gindt réalise une composition dynamique. (Photo: Paperjam)

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Kogaone a choisi de réaliser un diptyque. (Photo: Paperjam)

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Kogaone n’hésite pas à travail la bâche comme une toile. (Photo: Paperjam)

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Des fragments de visages se mélangent à des formes plus abstraites tout en conservant un caractère urbain. (Photo: Paperjam)

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Kogaone travaille aussi à l’acrylique. (Photo: Paperjam)

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Vue d’ensemble du travail de Kogaone. (Photo: Paperjam)

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David Soner a choisi de développer le thème de l’enfance, «un thème universel, qui parle à tout le monde», précise-t-il. Samuel Levy, lui, a réalisé un travail plus abstrait, qui reflète plus l’énergie qui se dégage de l’être humain. Sozyone a réalisé un patchwork de motifs, mêlant moineaux et «architectures génériques de l’Europe de l’Ouest» précise-t-il.

Alain Welter, quant à lui, a choisi de mettre en avant son «blaze» (ce qui signifie son nom d’artiste), à savoir MOPE. Raphaël Gindt a décidé de travailler ce long format de manière abstraite, «pour qu’elle puisse aussi bien se voir quand on passe devant en voiture».

Quant à Kogaone, son motif reprend au pied de la lettre la thématique. «Cela correspond au travail que je fais d’habitude. J’aime réaliser de grands portraits, des détails de visage que je juxtapose.» Cet artiste n’hésite pas à prendre les pinceaux et à conjuguer le graffiti avec une approche plus classique de la peinture en travaillant à l’acrylique.

Ces bâches sont accrochées à partir de cette semaine sur les chantiers de l’îlot D Sud, le long des boulevards Kockelscheuer et Raiffeisen, puis sur le chantier du bâtiment qui sera occupé par Regus, en face du centre commercial Cloche d’Or. Elles se déplaceront ensuite au gré des chantiers à venir.