ENTREPRISES & STRATÉGIES — Architecture + Real Estate

Le secteur de l'immobilier de bureaux reprend des couleurs à Cannes



 (Photo: Chambre de Commerce)

(Photo: Chambre de Commerce)

Le salon MIPIM est, avec le salon Expo Real (Munich), l’un des plus grands salons de l’immobilier en Europe, et il rassemble cette année quelque 20.000 visiteurs, 4.300 investisseurs de près de 80 pays sur une surface d'exposition de plus de 19.000 m2. Étalé sur 4 jours, l’événement permet de réunir dans le cadre prestigieux du Palais des Festivals, tous les professionnels du secteur: responsables de banques et assureurs, fonds d'investissements, fonds souverains, architectes, promoteurs, collectivités publiques, etc. En marge des stands, de nombreuses conférences sont organisées avec des orateurs de renom pour réfléchir au futur du marché immobilier international et aux enjeux qui seront à relever. Pour cette 25e édition, 3 marchés prometteurs sont à l’honneur: la Turquie, le Brésil et la Russie.

Pour cette 9e année de présence du Grand-Duché à Cannes, 15 sociétés ou institutions luxembourgeoises, allant des agents immobiliers aux entreprises de construction, en passant par les banquiers et avocats ont répondu présent: Agora, Capita Fiduciary, Chaux de Contern, CLE, Drees & Sommer Luxembourg, DSM – Avocats à la Cour, Hauck & Aufhäuser, ING Luxembourg, Leasinvest Immo Lux, Luxglobal Trust Services S.A., Property Partners, Socom, Somaco, Valeres Konstruktioun et la Ville de Luxembourg.

Point d’orgue de la participation du Grand-Duché à l’événement, ce mercredi 12 mars, a eu lieu la désormais traditionnelle Journée Luxembourgeoise: une réception officielle, en présence de 300 invités luxembourgeois et étrangers, et rehaussée par la participation d’Étienne Schneider, Vice-premier ministre et ministre de l’Économie. Robert Dennewald, Vice-Président de la Chambre de Commerce, Lydie Polfer, nouvellement nommée maire de la Ville de Luxembourg et S.E. Paul Dühr, ambassadeur du Grand-Duché de Luxembourg en France étaient également présents.

À l’approche du passage fatidique des 100 jours d’exercice du gouvernement, Étienne Schneider, lors de son intervention, a fait le point sur les orientations de la politique économique du nouveau gouvernement et les stratégies pour les mettre en œuvre, ainsi que les défis et opportunités auxquels les entreprises luxembourgeoises sont confrontées.

Avec une timide reprise économique en vue, après 5 ans de crise, le ministre de l’Économie a rappelé que le gouvernement va sans tarder s’engager dans un ensemble de réformes structurelles indispensables pour redynamiser l’économie luxembourgeoise tout en évitant les excès. Ainsi, le gouvernement veillera à ne pas alourdir la charge fiscale pesant sur les entreprises. La première priorité reste la réduction de la dette publique à l’aide de 3 leviers, à savoir la réduction des dépenses publiques, l’augmentation des recettes via une hausse modérée de la TVA et la stimulation de la croissance. Pour ce 3e levier, le gouvernement envisage des mesures concrètes afin de promouvoir le développement économique, notamment à travers la mise en œuvre de la loi «TGV» portant sur la simplification administrative (qui devrait être prête dans les prochains mois) ainsi qu’à l’aide d’un passage au crible de tous les régimes d’aides afin de vérifier leur efficacité et simplifier les procédures d’obtention. Enfin, le ministre a insisté sur l’importance des secteurs TIC, biotechnologies, écotechnologies et logistique qu’il faut continuer à développer. Par ailleurs, il a rappelé les efforts massifs engagés par le gouvernement dans le domaine de la Recherche et du Développement qui offre de formidables opportunités pour la structuration du territoire luxembourgeois. A cette occasion, il a rappelé la décision de concentrer une très grande partie du potentiel de la recherche publique sur le site de Belval, qui est un merveilleux exemple de partenariat public-privé tout à l’avantage du pays.

Lydie Polfer a expliqué en détail la signification du slogan de la ville de Luxembourg: «Multiplicity in the city». La ville présente en effet de multiples facettes, au niveau des nationalités, des langues parlées, des cultures et de ses fonctionnalités. Près de 68% de la population à Luxembourg-ville est d’origine étrangère. Il y a près de 160 nationalités qui se côtoient quotidiennement et vivent en harmonie à Luxembourg. Au total, pas moins de 68 langues sont parlées au Grand-Duché et presqu’autant de cultures sont représentées. Vivre à Luxembourg, c’est vivre dans un environnement international. La capitale, qui représente 2% du total du territoire, peut aussi être qualifiée de «verte» à plusieurs égards. En effet, elle a réussi à préserver des espaces verts qui occupent plus de la moitié de son territoire. Pour finir, on peut qualifier la ville de «multifonctionnelle» puisqu’elle est non seulement un centre financier de renommée internationale, mais qu’elle abrite aussi plusieurs institutions européennes.

Après ces discours, S.E. Paul Dühr, ambassadeur du Grand-Duché de Luxembourg en France, a brièvement résumé les points forts du Grand-Duché. Les participants ont ensuite pu goûter la bière, les vins et crémants luxembourgeois spécialement servis à cette occasion.

Le salon fermera ses portes vendredi. En attendant, la Chambre de Commerce entend encore aider ses membres à maximiser leur présence au salon. Prochain rendez-vousaprès Cannes: le 65e Congrès mondial du FIABCI (Fédération internationale des administrateurs de biens conseils et agents immobiliers) qui se tiendra du 17 au 22 mai 2014 à Luxembourg.