ENTREPRISES & STRATÉGIES — Industrie

Bénéfice en hausse de 30,2% au premier semestre 2001



FAITS MARQUANTS  - Chiffre d'affaires en hausse de 11,5% à 449,3 millions d'euros   - Hausse de 9,9% de l'EBITDA et marge EBITDA stable à un niveau élevé de 82,5%   - Augmentation de 23,0% des dotations aux amortissements à 113,8 millions d'euros   - Bénéfice d'exploitation en hausse de 4,9% à 256,7 millions d'euros   - Conclusion d'un nouvel accord de concession qui contribue à concurrence de 22,5 millions d'euros aux résultats du premier semestre   - Bénéfice net du Groupe en progression de 30,2% à 147,8 millions d'euros   - Augmentation du cash-flow opérationnel, déjà élevé, de 15,1% à 302,6 millions d'euros. 

Romain Bausch, Directeur Général et Président du Comité de Direction de SES, a déclaré : " SES renforce à nouveau sa position de leader sur le marché européen du satellite avec une croissance portée notamment par la progression des audiences numériques. Le groupe est en bonne voie pour la création d'une infrastructure de communication à bande large de couverture mondiale. La société nouvellement formée, SES Global, anticipe avec succès la finalisation de l'acquisition annoncée de Americom pour le quatrième trimestre. Nous nous attendons à ce que SES Global devienne le premier fournisseur mondial de services par satellite. Les perspectives de croissance du groupe restent favorables grâce à ses performances solides dans son métier de base et grâce à son excellente situation financière. "

Revue des éléments financiers:

Les résultats financiers relatifs au premier semestre 2001 traduisent le succès de la mise en oeuvre de la stratégie du Groupe. Profitant d'une demande sans cesse croissante en capacité de transmission par satellite pour les deux positions orbitales à 19,2° Est et à 28,2° Est, SES a, d'une part, développé et consolidé ses activités en Europe et d'autre part, a ouvert, dans le cadre d'un accord conclu avec Deutsche Telekom, une troisième position orbitale à 23,5° Est. L'expansion géographique du Groupe a largement contribué à ses performances financières, AsiaSat ayant contribué pour 68,4 millions d'euros (soit 15,2%) et Nordic Satellite AB (NSAB), pour 10,1 millions d'euros (soit 2,2%) au chiffre d'affaires total réalisé au cours du premier semestre. La diversification des services au-delà de l'activité principale de radiodiffusion se poursuit. Le chiffre d'affaires généré par l'utilisation des répéteurs pour les services liés aux applications IP représente 13% de l'augmentation totale du chiffre d'affaires du Groupe.

Les résultats ont été affectés par la révision des taux d'amortissement de certains satellites de la flotte ASTRA. En effet, les améliorations technologiques et l'accroissement des performances des satellites ont permis une nouvelle estimation des durées de vie économique. Les principes comptables relatifs aux satellites demeurent inchangés (l'ensemble des satellites fait l'objet d'un amortissement linéaire sur une période de 10 à 16 ans) mais l'estimation de certaines durées de vie a été modifiée. Ces nouvelles évaluations ont permis de réduire de 13,9 millions d'euros les dotations aux amortissements et ainsi, de contribuer pour 8,7 millions d'euros à l'augmentation des bénéfices nets du Groupe.

La renégociation de l'accord de concession avec le gouvernement luxembourgeois s'inscrit parmi les évolutions les plus marquantes du premier semestre qu'auront des implications positives à une longue durée. SES a ainsi obtenu le droit d'utiliser les positions orbitales luxembourgeoises du 1er janvier 2001 au 31 décembre 2021 pour un montant de 550 millions d'euros. Cette charge, qui a été transférée au bilan, sera amortie sur une durée de 21 ans et remplace l'ancienne redevance annuelle. L'amortissement de ce montant sur les 6 premiers mois de l'exercice, comparé à la charge relative à la redevance annuelle constatée au cours du premier semestre de l'exercice précédent, a eu un effet positif sur le résultat net après impôt de 22,5 millions d'euros.

Les résultats du premier semestre ne reflètent pas l'impact de l'acquisition de GE American Communications Inc. (Americom) qui n'interviendra qu'après la conclusion définitive du contrat. La transaction annoncée doit en effet faire l'objet de l'approbation des autorités compétentes.

La contribution positive d'AsiaSat aux bénéfices nets du Groupe s'est avérée plus rapide que prévu. Comme attendu, les autres acquisitions effectuées par le Groupe (prise de participation de 50% dans NSAB, de 19,99% dans Star One et 33,33% dans iBEAM Europe) ont exercé un léger effet de dilution.

Au 30 juin 2001, le chiffre d'affaires du Groupe était en hausse de 46,3 millions d'euros, soit 11,5%, à 449,3 millions d'euros. Cette croissance soutenue s'explique par le succès du développement des services numériques sur les positions 28,2° Est et 19,2° Est, par la constante diversification de la société dans le domaine de la mise à disposition de répéteurs et de services liés pour les applications IP, ainsi que par les effets de la première consolidation proportionnelle (50%) de NSAB, dont les titres ont été acquis le 1er octobre 2000.

La consolidation de cette nouvelle société a en effet contribué à concurrence de 10,1 millions d'euros au chiffre d'affaires du Groupe pour le premier semestre.

Le chiffre d'affaires généré par les services audiovisuels, en constante augmentation, constitue la principale source de revenus du Groupe. Le lancement des services numériques sur la position 28,2° Est a remporté un vif succès au cours du premier semestre, le chiffre d'affaires de ce secteur a ainsi progressé de 31,4%. De même, les revenus liés aux services numériques sur la position 19,2° Est ont augmenté de 18,1%, tandis que les revenus des services analogiques ont reculé de 3,7% suite au processus de conversion des services analogiques en services numériques au Royaume-Uni et en Irlande.

Le résultat avant intérêts, impôts et amortissements (EBITDA) a progressé de 33,3 millions d'euros, soit 9,9%, à 370,5 millions d'euros. La marge EBITDA s'élève désormais à 82,5%.

Les charges de personnel et autres charges d'exploitation sont en progression de 13,9% (soit 10,0 millions d'euros) en raison de la consolidation de NSAB. En excluant l'impact de cette première consolidation, l'augmentation est de 3,8%.

L'EBITDA du premier semestre 2001 intègre un produit exceptionnel de 2,9 millions d'euros (contre 5,9 millions d'euros pour le premier semestre 2000). Ce produit est lié à la perception en 1999, d'un dédommagement de l'assurance "en orbite ", en relation avec une perte partielle de capacité sur ASTRA 1A . Cette indemnité constatée au bilan en avril 1999 a été reprise en résultat sur une période de vingt-quatre mois.

La baisse du produit exceptionnel a permis de réajuster la marge EBITDA à un niveau plus conforme (82,5% contre 83,7% au premier semestre 2000).

Les dotations aux amortissements ont augmenté de 21,3 millions d'euros (soit 23,0%) à 113,8 millions d'euros suite à la mise en service des satellites ASTRA 2B et ASTRA 2D (respectivement le 1er décembre 2000 et le 1er février 2001) et à la première consolidation de NSAB. ASTRA 1B est intégralement amorti depuis le 15 avril de cette année.

Les dotations ont par ailleurs été affectées par la révision des taux d'amortissement de certains satellites de la flotte ASTRA suite aux améliorations technologiques et à l'accroissement des performances qui en résultent. La nouvelle estimation des durées de vie économique, entrée en vigueur le 1er janvier de cette année, a permis de réduire de 13,9 millions d'euros les dotations aux amortissements. Les satellites du Groupe continuent de faire l'objet d'un amortissement linéaire sur une période de 10 à 16 ans mais l'estimation de certaines durées de vie a été corrigée à la hausse. En particulier, la durée d'amortissement des satellites ASTRA 1C et 1E a été prolongée de 10 à 12 ans, celle de ASTRA 1F, 1G et 2A de 10 à 13 ans et celle de ASTRA 1H, de 12 à 13 ans. Cette modification des durées de vie estimées est entrée en vigueur en janvier 2001 sans effet rétroactif.

Les dotations aux amortissements ont été augmentées de 2,0 millions d'euros relatifs à l'amortissement du goodwill résultant de l'acquisition d'une participation de 50% dans le capital de NSAB et de 13,1 millions d'euros liés à l'amortissement du coût du droit d'utilisation des positions orbitales luxembourgeoises, conformément au nouvel accord de concession conclu avec le gouvernement grand-ducal.

Le bénéfice d'exploitation a progressé de 12,0 millions d'euros (+ 4,9%) à 256,7 millions d'euros. Le taux de progression du chiffre d'affaires et de l'EBITDA, plus faible que celui des dotations aux amortissements, s'explique par la mise en service commerciale des satellites récemment lancés ainsi que par l'amortissement du nouveau contrat de concession des positions orbitales. La dotation supplémentaire liée à l'amortissement de cet élément incorporel est, par ailleurs, plus que compensée, au niveau des bénéfices du Groupe, par la disparition de la redevance annuelle.

Les intérêts et produits assimilés ont progressé de 4,1 millions d'euros, soit 36,6% en raison, essentiellement, des gains de change.

L'augmentation de 11,5 millions d'euros (+ 49,8%) des intérêts et charges assimilées s'explique principalement par le financement obtenu dans le cadre des acquisitions de participations dans NSAB et Star One, conclues au cours du dernier trimestre 2000.

Les impôts et redevances ont diminué de 35,0 millions d'euros, soit 37,5%, à 58,3 millions d'euros. En effet, depuis le 1er janvier 2001 la redevance a été remplacée par le paiement d'un montant forfaitaire de 550 millions d'euros. Ce montant nous donnant droit d'utiliser les positions orbitales concernées pendant 21 ans, il sera amorti sur cette période.

Le taux d'imposition effectif pour la période est de 24,6%, en diminution de 9% par rapport au premier semestre 2000. Cette baisse s'explique par l'obtention de crédits d'impôts liés aux investissements réalisés dans la flotte de satellites ASTRA.

La quote-part des pertes des sociétés mises en équivalence s'est élevée à 5,4 millions d'euros (soit une augmentation de 4,7 millions d'euros). Elles sont liées aux frais de démarrage de iBEAM Europe (2,3 millions d'euros) et de Speedcast Hong Kong (3,1 millions d'euros).

Les intérêts minoritaires, d'un montant de 25,8 millions d'euros, représentent la partie du bénéfice de AsiaSat attribuable aux autres actionnaires de AsiaSat.

Le bénéfice net a augmenté de 34,3 millions d'euros (+ 30,2%) à 147,8 millions d'euros ; la marge sur le résultat net s'élève à 32,9%, contre 28,2% pour la même période l'an passé.

Les investissements se sont élevés à 181,7 millions d'euros au premier semestre 2001 contre 99,0 millions d'euros pour la même période l'année dernière. Ils reflètent l'état d'avancement de construction des satellites. Le Groupe a continué d'investir dans sa flotte avec trois satellites (ASTRA 3A, ASTRA 1K et AsiaSat 4) en cours de construction et le lancement, en juin 2001, de ASTRA 2C.

Le cash-flow opérationnel, de 302,6 millions d'euros pour le premier semestre contre 262,8 millions d'euros pour la même période l'an passé, demeure élevé.

L'endettement net au 30 juin 2001 s'élèvait à 847,9 millions d'euros, ce qui représente une hausse de 67,9% (soit 342,9 millions d'euros) par rapport au 30 juin 2000 et de 1,6% (+13,3 millions d'euros) par rapport au 31 décembre 2000. L'augmentation enregistrée par rapport à juin 2000 s'explique d'une part par l'emprunt de 250 millions d'euros souscrit en vue d'acquérir les participations dans NSAB et Star One et pour le reste d'autres prélèvements effectués dans le cadre de la construction des nouveaux satellites.

Refinancement de la dette:

En vue d'acquérir Americom, la société a conclu une convention de crédit avec un syndicat bancaire international accordant des nouveaux crédits de premier rang non garantis.

Ce financement, d'un montant de 2,5 milliards de dollars US, sera partiellement consacré à l'acquisition d'Americom. Il a été souscrit en deux tranches de 1,6 milliard de dollars US et de 0,9 milliard de dollars US, qui viendront à échéance le 28 mars 2006, respectivement le 28 mars 2003. Aucun prélèvement sur ces lignes de crédit n'a été effectué à ce jour.

Ce financement global comprend également des prêts multi-devises pour un montant de 1,4 milliard d'euros. Ceux-ci sont destinés au refinancement des crédits garantis existants. Tous les crédits en cours, à l'exception d'un emprunt subordonné, ont été refinancés en avril 2001. Deux tranches, d'un montant de 790 millions d'euros et de 138,1 millions de dollars US, dont l'échéance est fixée au mois de mars 2006, ont d'ores et déjà été prélevées.

En avril, les principales société de notations financières Moody's et Standard & Poor's ont publié les conclusions de leurs analyses. La première a attribué à SES S.A. la note Baa1, la seconde a noté " A-" le risque à long terme pour le groupe.

Revue opérationnelle:

Le segment spatial ASTRA

Au cours du premier semestre de l'exercice, SES s'est attachée à poursuivre l'extension et le développement de son système de satellites ASTRA. ASTRA 2D, lancé le 19 décembre 2000, est entré en service actif sur la position orbitale 28,2° Est le 1er février 2001. Ce satellite est utilisé par les radiodiffuseurs britanniques pour la transmission de services numériques en direction du Royaume-Uni et de l'Irlande.

A la suite de l'entrée en service opérationnel de ASTRA 2D, ASTRA 1D, qui avait été temporairement affecté à la position 28,2° Est, s'est vu redéployé sur une troisième position ASTRA. Il se trouve aujourd'hui sur la position 24,2° Est, où il assure une capacité de suivi pour le satellite DFS 1 Kopernikus FM3 au profit de Deutsche Telekom. ASTRA 1D devrait également assurer une capacité de transmission pour les services à bande large et les services basés sur l'IP en direction des marchés germanophones pour le compte de SES. Après l'entrée en service opérationnel de ASTRA 3A, attendue pour le deuxième trimestre 2002, ASTRA 1D sera affecté à d'autres tâches.

Le 16 août 2001, ASTRA 2C, lancé deux mois plus tôt, est entré en service opérationnel sur la position 19,2° Est, où il assure des capacités de réserve dans le cadre du système de protection intersatellitaire d'ASTRA. En conséquence de quoi ASTRA 1A, qui approche du terme de sa vie opérationnelle, a quitté la position orbitale qu'il occupait à 19,2° Est pour être désormais utilisé en orbite inclinée sur une autre position orbitale.

Au cours de la période en référence, SES a poursuivi sa stratégie :

- de renforcement de son activité principale, qui consiste en la transmission de services de radiodiffusion en Europe ;

- de diversification de sa base d'activités, par le biais du développement de services à bande large, et

- d'extension de sa couverture géographique, par le biais de partenariats et d'investissements dans des opérateurs de satellites hors Europe.

Les services de radiodiffusion :

SES continue d'enregistrer une importante demande en termes de capacité de transmission numérique sur la position 28,2° Est. Sur la position 19,2° Est, la capacité de répéteurs analogique, précédemment utilisée par les diffuseurs britanniques et aujourd'hui rétrocédée, a été partiellement reprise par des diffuseurs germanophones et autres, qui émettent en direction de l'Europe continentale.

B1 (canal régional allemand), MTV2, RTL Shop et TV PULS (propriété de la Telewizja Familijna S.A. en Pologne) assurent désormais des services analogiques à partir de la position 19,2° Est.

En ce qui concerne la position 28,2° Est, SES a conclu, avec ITV Network Ltd., un contrat portant sur la diffusion numérique, via trois répéteurs, des services ITV vers le Royaume-Uni. La BBC, quant à elle, a passé contrat pour un troisième répéteur numérique sur la position 28,2°Est.

Dans le cadre d'un premier contrat relatif à une capacité satellitaire indépendante du système de satellites ASTRA, SES a conclu un accord à long terme avec le télédiffuseur en langue allemande ChannelD. Selon les termes de cette convention, SES fournira dorénavant une capacité de transmission par satellite pour l'Amérique et assurera la mise en place d'une passerelle transatlantique satellitaire. Dans ce cadre, ChannelD utilisera des capacités de satellites Americom. L'accord illustre parfaitement la valeur que revêt aux yeux des fournisseurs de contenu mondiaux le concept d'" accès mondial " développé par SES.

Les services à bande large :

Au cours de la période en référence, SES a continué d'élargir son portefeuille de services dans les domaines du multimédia à bande large et des services basés sur l'IP.

SES Multimedia, la filiale de SES spécialisée dans le multimédia, a conclu un accord de partenariat avec IBM, dans le cadre duquel les deux sociétés se sont engagées à développer des solutions conjointes qui utiliseront le protocole IP pour le marché de la radiodiffusion et du multicasting.

Xantic (précédemment Station 12 et SpecTec) a commandé une plate-forme IP à bande large ASTRA-NET, ainsi que des capacités satellitaires sur SIRIUS de NSAB.

SES et JSAT Corporation (Japon) ont signé un accord de coopération pour la transmission de contenu IP à bande large, qui utilisera une infrastructure satellitaire et terrestre combinée.

ASTRA dessert désormais 89 millions de foyers en Europe

La demande croissante pour des services de radiodiffusion et des services à bande large a continué de stimuler le nombre de foyers ASTRA au cours du premier semestre et, dès lors, a contribué à renforcer la position de leader que la société occupe sur le marché européen des satellites. A la mi-2001, ASTRA assurait des services analogiques et numériques à quelque 89 millions de foyers (dont trente-deux millions étaient desservis en réception directe et 57 millions par le câble) dans 30 pays européens (Autriche, Biélorussie, Belgique, Bulgarie, Croatie, République Tchèque, Danemark, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, République Slovaque, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, Royayme-Uni, Ukraine).

A cette même époque, plus de 28 millions de foyers recevaient les services audio-visuels et multimédia d'ASTRA à partir de la position 19,2° Est tandis que 5 autres millions de foyers recevaient à partir de la position 28,2° Est. Un million et demi de foyers environ étaient desservis à partir des deux positions orbitales précitées.

ASTRA, numéro Un du marché du numérique en Europe

La croissance d'ASTRA reste stimulée par la progression de la réception numérique et par la conversion continue de la réception analogique. A la mi-2001, quelque 11 millions de foyers équipés pour la réception numérique par satellite (DSTV) recevaient les services transmis par le biais d'ASTRA ; ce chiffre représente 8 millions de foyers de plus que l'année précédente.

C'est au Royaume-Uni (où elle comptabilise une progression de presque 1,5 million de foyers), en Allemagne (+ 450.000), en France (+ 360.000) et en Espagne (+ 250.000) qu'ASTRA enregistre sa plus forte croissance numérique.

La diffusion par satellite domine le marché du numérique européen

A la mi-2001, plus de 19 millions de foyers européens (soit un accroissement de quelque 6 millions de foyers) recevaient des services numériques par le biais du satellite, du câble ou de réseaux terrestres. A cette même époque, le numérique représentait 9% environ du total du marché européen de la réception de télévision.

Le nombre de foyers équipés pour recevoir des services numériques par satellite (tous systèmes de satellites confondus) a augmenté de 4 millions d'unités, passant ainsi à plus de 14 millions au cours des douze derniers mois (chiffres arrêtés au 30 juin 2001). Le numérique par satellite représente aujourd'hui grosso modo les trois-quarts du total du marché du numérique.

Développements géographiques

SES demeure fidèle à sa stratégie, qui consiste à créer, par le biais de partenariats, d'alliances et d'investissements dans des opérateurs de satellites non européens, une infrastructure satellitaire à bande large et à portée mondiale. Dans le cadre d'une transaction annoncée le 28 mars 2001, SES Global, société nouvellement constituée appelée à détenir, à l'avenir, toutes les participations et investissements de SES, acquérra 100% des parts de GE American Communications Inc. (" Americom ") ainsi que d'autres actifs, pour un montant de 5 milliards de dollars US. Une fois la transaction conclue, qui doit recevoir l'approbation des autorités compétentes, SES Global détiendra l'intégralité des participations du Groupe SES, en particulier SES ASTRA (jusqu'à 100%), SES Americom (100%), SES Multimedia (jusqu'à 100%), AsiaSat (34,10%), NSAB (50%), Star One (19,99%) ainsi que les intérêts d'Americom en Amérique latine et en Asie.

SES Global, s'attend à devenir le premier fournisseur de services par satellite sur bande large, avec une flotte satellitaire combinée composée de 29 satellites détenus en pleine propriété (12 ASTRA et 17 Americom) ainsi que de 13 autres satellites dans lesquelles elle possède des participations (3 AsiaSat, 3 SIRIUS, 5 Brasilsat et 2 autres satellites par le truchement des intérêts d'Americom en Amérique latine et en Asie). La flotte SES Global desservira l'Europe, l'Amérique, l'Asie et l'Océanie tout en assurant une capacité transocéanique, ce qui permettra de bénéficier d'une couverture sans faille et d'une connectivité internationale. SES Global sera composée d'une combinaison de sociétés de satellites régionales de premier plan, dont les satellites utilisent des positions orbitales optimisées en vue d'assurer une couverture continentale.

Perspectives

Le Groupe, qui poursuit la mise en oeuvre réussie de sa stratégie, peut se prévaloir de perspectives à long terme positives. L'acquisition annoncée d'Americom lui permettra d'assurer des services au niveau mondial. Par ailleurs, les résultats 2000 pro forma, l'EBITDA et la taille de sa flotte satellitaire permettront a SES Global (la société nouvellement créée appelée à détenir toutes les activités présentes et à venir de SES) de devenir le premier fournisseur de services par satellites au monde.

Les perspectives de croissance de la SES demeurent encourageantes. La situation financière du Groupe est saine et repose sur un carnet de commandes d'une valeur de 4,4 milliards d'euros ainsi que sur des prévisions positives. Le profil géographiquement diversifié du Groupe et le caractère durable des contrats en portefeuille devraient par ailleurs le mettre à l'abri des fluctuations économiques. Néanmoins, les futurs développements économiques et l'évolution des marchés devraient influencer d'une part, la diversification de ses services et d'autre part, le chiffre d'affaires généré par la capacité de répéteurs et par les services liés pour les applications IP, dont l'augmentation sera plus lente qu'initialement prévue. La croissance dans le domaine de la diffusion de services audiovisuels se poursuivra mais à un rythme moins soutenu, la transition de la radiodiffusion analogique vers la diffusion numérique étant désormais achevée pour le Royaume-Uni et l'Irlande.

Le Groupe entend par ailleurs poursuivre sa politique de contrôle strict des coûts, dont l'objectif est de maintenir une marge EBITDA supérieure à 80%.

La renégociation de l'accord de concession avec le gouvernement luxembourgeois continuera d'exercer un impact positif sur les résultats du Groupe. De surcroît, la diminution annoncée du taux de l'impôt sur le revenu au Luxembourg, qui passera de 37,5% à 30% environ à partir de 2002, pèsera d'une manière significative sur le futur taux d'imposition effectif du Groupe.