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La carte bitcoin instantanée parée pour son lancement



Yves-Laurent Kayan (Coinplus) s’apprête à lancer la première carte bitcoin instantanée. Ou comment apprivoiser de nouveaux utilisateurs en toute sécurité. (Photo: archives Paperjam)

Yves-Laurent Kayan (Coinplus) s’apprête à lancer la première carte bitcoin instantanée. Ou comment apprivoiser de nouveaux utilisateurs en toute sécurité. (Photo: archives Paperjam)

Coinplus, la fintech hébergée dans le lab de Société Générale, lancera sa carte bitcoin instantanée la semaine prochaine au Luxembourg. Ou comment acheter simplement des bitcoins. 

«Ce sera un ‘warm-up’ pédagogique!» Yves-Laurent Kayan a souvent les idées qui vont beaucoup plus loin que ses mots. Et le CEO de Coinplus n’aime pas plus ralentir sa cadence que de se retrouver face à des points de blocage.

Connue pour ses barres de bitcoin, objet d’art post-moderne, sa start-up s’apprête à lancer les premières cartes bitcoin instantanées, la semaine prochaine dans 12 K Kiosk, avant un lancement de plus grande ampleur en novembre, avec la Saint-Nicolas et Noël en ligne de mire.

«Le Luxembourg est peut-être une place financière de premier plan, mais je ne suis pas sûr pour autant que tout le monde soit familier avec le bitcoin ou même que tout le monde ait un portefeuille numérique! La carte bitcoin instantanée répond à cela, elle permet d’acheter simplement du bitcoin», explique-t-il.

Le client va se rendre dans une des boutiques – ou en ligne – et achètera une carte, vide de bitcoin, qu’il pourra ensuite «remplir» avec simplicité – c’est le mot d’ordre. À la différence de Keplerk, l’achat ne peut pas se faire en cash. Et la blockchain assure une sécurité et une transparence à chaque instant. «La carte, c’est comme si tu avais un portefeuille Vuitton sans argent dedans», s’amuse-t-il.

S’il se réjouit autant, c’est que l’entrepreneur a réussi à mettre un pied dans le monde français des comités d’entreprise en se rapprochant d’un groupe spécialisé dans les cadeaux d’entreprise.

Et si tout se passe bien, l’année commencera par un nouveau tour de table pour accélérer le développement qui prend deux autres formes. Outre la CBI, M. Kayan travaille avec RCDevs autour d’une carte sécurisée pour transporter des données. Une nouvelle version de la clé USB qu’un système de gestion de l’identité rendra inviolable pour toute autre personne que son propriétaire.

Et dans l’incubateur blockchain de The Family, The Garage, il travaille sur le design de son objet d’ultraluxe, «pour plusieurs centaines de milliers d’euros», comme il vendait autrefois ses barres de bitcoin.

Les projets l’amènent sur différents terrains, mais, promet-il, Coinplus restera au Luxembourg. «Notre ADN est ici, notre brevet, géré par Dennemeyer Associates, place notre propriété intellectuelle au Luxembourg. C’est très bien parce que, quand tu vas à Dubaï ou en Australie, où nous avons des projets, ça rassure nos interlocuteurs», explique celui qui va commencer à prendre des cours de luxembourgeois pour s’installer au cœur de l’Europe.