PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Banques

Édito #LaBanquePrivéeDeDemain

L’aube d’une nouvelle ère



Dans un monde où le contact personnel est la clé, où la relation de confiance entre le client et le banquier doit s’incarner, le virage du numérique a dû être pris. (Photo: Shutterstock)

Dans un monde où le contact personnel est la clé, où la relation de confiance entre le client et le banquier doit s’incarner, le virage du numérique a dû être pris. (Photo: Shutterstock)

D’une crise à l’autre… Après l’abandon du secret bancaire, qui a rebattu les cartes sur la Place et obligé les professionnels à embrasser la stratégie de l’argent blanc, après la crise des subprimes et ses répliques – qui ont bien failli mettre à genou tout le secteur financier –, voici la crise du Covid.

Dont on peut déjà tirer un enseignement majeur pour le secteur: dans le monde de demain, la banque privée sera durable ou ne sera pas.

Durable, d’abord dans les investissements qu’elle va proposer à sa clientèle. L’investissement durable devient incontournable. La clientèle est en demande. Comme si la crise avait précipité la prise de con­s­cience de la nécessité d’investir «sainement».

Durable, ensuite, dans ses services. Et plus précisé­ment dans la manière dont elle contacte et interagit avec ses clients. Dans un monde où le contact personnel est la clé, où la relation de confiance entre le client et le banquier doit s’incarner, le virage du numérique a dû être pris. Et semble avoir été pris. Les banquiers privés ont continué à conseiller, mais aussi, et surtout, à rassurer.

On a l’impression que, si les relations devenaient plus distantes, elles devenaient également plus profondes.

L’autre avantage de cette numérisation forcée, c’est l’amélioration de la gestion des risques et de l’efficacité opérationnelle. Presque un cadeau pour une industrie qui, si elle voit ses actifs sous gestion augmenter régulièrement – au Luxembourg, depuis 2009, les actifs ont plus que doublé –, voit aussi ses marges régulièrement s’éroder, tandis que ses coûts augmentent.

Tout économiste qui se respecte vous dira que, dans chaque crise, il y a des opportunités qui sommeillent.

Cela semble être le cas pour la banque privée.

Cet article a été rédigé pour le supplément de l’édition magazine de Paperjam du mois d’avril qui est parue le 25 mars 2021.

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