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À table avec... Larisa Faber



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Larisa Faber fera partie de la seconde saison de la série germano-­luxembourgeoise très en vue «Bad Banks», tournée en partie au Luxem­bourg par le metteur en scène Christian Schwochow. (Photo: Patricia Pitsch/Maison Moderne)

D’un tournage à l’autre, de Berlin à Bucarest en passant par Londres, où elle a été formée au théâtre, la comédienne luxembourgeoise Larisa Faber assume avec panache son actualité débordante. Nous l’avons invitée à la Casa Fabiana, un de ses repaires gourmands.

Cet article est paru dans l’édition mars 2019 du  magazine Paperjam .

Elle apparaît dans des séries à succès au Royaume-Uni et en Allemagne, tourne un projet personnel à Bucarest, écrit sa seconde pièce et monte sur les planches à Luxem­bourg... Elle pourrait être tendue avec une telle activité, mais ce serait bien mal la connaître: Larisa Faber mène le déjeuner à la baguette et affiche une bonne humeur contagieuse.

Dons multiples

La comédienne aime toucher à tout avec un enthousiasme continu, teinté d’un certain flegme britannique. Elle prend d’ailleurs plaisir à séjourner régulièrement à Londres pour un programme dédié aux nouveaux écrivains. «Le théâtre anglais est vraiment unique, impossible d’en trouver un semblable ailleurs», assure-t-elle, en commandant un bouillon de légumes en entrée, des légumes bio, bien sûr.

Casa Fabiana est en effet un des établissements pionniers dans la promotion du bio à Luxembourg, et c’est une des raisons principales qui en font une des adresses préférées de Larisa. La serveuse s’étonne d’ailleurs de ne pas la voir prendre son habituelle Feierstengszalot, «la meilleure», selon notre invitée.

Elle en profite pour annoncer sa présence en avril dans la série pour enfants «Apple Tree House», qu’elle vient de tourner pour la BBC, un projet qui l’a tout particulièrement séduite, car mettant en avant les bienfaits de la mixité ethnique et la langue roumaine.

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(Photo: Patricia Pitsch/Maison Moderne)

Retour aux sources

Larisa Faber est en effet née en Roumanie, dans les conditions difficiles des années Ceaușescu, qui les ont poussées, elle et sa mère, à venir s’installer au Grand-Duché. Elle se rappelle avec amusement de son émerveillement gustatif à son arrivée: «On passait devant les étals de charcuterie, et j’avais l’impression que c’était une caverne aux trésors!»

Si elle est restée loin de son pays natal pendant longtemps, c’est là-bas qu’elle a décidé de réaliser – en compagnie de la productrice Irina Malcea – son premier projet de court métrage, rendu possible grâce à l’obtention du prix Filmreakter et de son aide à la production.

De la Roumanie, elle garde aussi un goût prononcé pour les bonnes viandes, à l’instar des superbes médaillons de biche qu’elle décide de déguster par la suite, et dont elle vante la tendreté et l’équilibre des goûts. «Je ne suis jamais déçue ici», affirme-t-elle avec un clin d’œil complice jeté à Fabiana, la maîtresse des lieux.

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Patricia Pitsch - Maison Moderne Publishing SA

(Photo: Patricia Pitsch/Maison Moderne)

Mousse au chocolat

Non contente de ce planning déjà bien rempli, Larisa Faber rempile également pour la seconde saison de la série germano-­luxembourgeoise très en vue «Bad Banks», tournée en partie au Luxem­bourg par le metteur en scène Christian Schwochow.

Elle y joue le rôle d’Isabelle, l’assistante de Christelle Leblanc, incarnée par l’actrice Désirée Nosbusch. Et, cerise sur le gâteau – ou plutôt mousse au chocolat, dans le cas présent –, la jeune femme a été choisie pour présenter la cérémonie de clôture du LuxFilmFest... «J’ai vraiment hâte», conclut-elle. Difficile d’en douter.