ENTREPRISES & STRATÉGIES

Saga

3,2,1... Go!



Alexandre Codran a été le premier administrateur délégué de l'asbl Business Initiative, lors de sa création en 2000, jusqu'en 2013.  (Photo: Luc Deflorenne / archives)

Alexandre Codran a été le premier administrateur délégué de l'asbl Business Initiative, lors de sa création en 2000, jusqu'en 2013. (Photo: Luc Deflorenne / archives)

En marge du 15e anniversaire de Paperjam, Paperjam.lu propose, chaque lundi, de présenter une personnalité, un lieu, une société, et de le replacer dans le contexte qui était le sien en 2000… Cette semaine, la création de l’asbl Business Initiative, instigatrice du parcours d’affaires 1,2,3 Go.

C’est en avril 2000, sous l’impulsion de la Fedil (alors présidée par Marc Assa), de la Chambre de commerce (présidée par Joseph Kinsch) et de la Chambre des métiers (présidée par Paul Reckinger) que fut créée l’asbl Business Initiative, dont l’objet premier était de «stimuler l’esprit d’entreprise et de promouvoir la création d’entreprises par l’organisation d’un Concours de business plan».

Cet acte de naissance marque, du même coup, les grands débuts du parcours d’affaires 1,2,3 Go, qui a tout de suite visé un territoire plus vaste que le seul Luxembourg, privilégiant en effet la Grande Région.

L’une des idées fondatrices de ce projet était inspirée d’un rapport du consultant McKinsey ayant démontré que dans chaque ville ayant un potentiel estudiantin certain, il était possible de créer une trentaine de nouvelles sociétés par tranche de 100.000 étudiants.

Certes, l’Université du Luxembourg n’est alors pas encore née. Mais avec les campus de Trèves, Sarrebruck, Metz, Nancy, Liège, Namur, voire Bruxelles, le potentiel est là.

Plus de 385 entreprises créées

Porté par le soutien financier d’une trentaine de sponsors de tous horizons, l’initiative recueille quelque 30 millions de francs (environ 750.000 euros) pour lancer le premier concours 1,2,3 Go. Lors de son lancement officiel, fin novembre 2000, 93 projets avaient déjà été soumis (venant pour moitié du Luxembourg et pour moitié de la Grande Région).

Parmi les premières entreprises luxembourgeoises «récompensées» figuraient, alors Zden et Ubicall, deux sociétés qui ont, depuis, disparu des écrans radars.

Qu’importe. Le concept du parcours d’affaires 1,2,3 Go s’est, au fil des ans, affiné. Et le succès rencontré auprès des porteurs de projet ne s’est jamais démenti. Ainsi, en un peu moins de 15 ans, plus de 2.700 projets ont postulé pour un accompagnement; plus de 1.100 ont été acceptés et suivis par un ou plusieurs coach(s) et 621 sont allés jusqu'au bout de l'aventure, c’est-à-dire déposé un Business plan.

Sur un plan strictement entrepreneurial, le réseau 1,2,3 Go revendique sa contribution à la création ou au développement de plus de 385 entreprises en Grande Région qui emploient aujourd’hui plus de 1.200 personnes. Une centaine de ces entreprises sont «luxembourgeoises», le Grand-Duché étant d’ailleurs la localisation la plus représentée au sein de la Grande Région.

Deux autres initiatives lancées

La contribution de Business Initiative à l’effort entrepreneurial dans la Grande Région ne s’est pas limitée à ce seul parcours d’affaires 1,2,3, Go dédié aux projets innovants, puisqu’en novembre 2011 était lancée la même initiative dédiée à des projets à finalité sociale et baptisée 1,2,3 Go Social.

Un an plus tard, en septembre 2012 fut également lancée Seed4Start, présentée comme LA plateforme transfrontalière de capital investissement de la Grande Région, avec le double objectif d’une part, d’aider les entrepreneurs à trouver les capitaux nécessaires à leur entreprise, et, d’autre part, d’offrir aux investisseurs privés (de type business angels) une sélection d’opportunités d’investissements les plus prometteuses sur ce territoire.

Un nouvel élan avec Nicolas Buck

En septembre 2013, c’est le multi-entrepreneur Nicolas Buck qui prenait la présidence de Business Initaitive, succédant à Robert Dennewald (le président de la Fedil) avec l’ambition d’étendre le concept de l’asbl sur le thème «les entrepreneurs qui aident les entrepreneurs». «Il a y beaucoup à faire dans ce domaine», assurait-il alors.

L’absorption, annoncée fin 2014, de la plateforme de co-working Impactory a constitué la dernière étape marquante de ce projet aboutissant à la création d’une structure commune qui est en train de voir le jour dans le quartier de Hollerich.