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Nouvel espoir

Theresa May va renégocier le «backstop» du Brexit



Theresa May va renégocier certains points du Brexit, ce que l’Union européenne ne peut envisager. (Photo: Shutterstock )

Theresa May va renégocier certains points du Brexit, ce que l’Union européenne ne peut envisager. (Photo: Shutterstock )

La Première ministre britannique a reçu le feu vert des députés pour renégocier certains points de l’accord sur le Brexit avec l’Union européenne. Le président français, Emmanuel Macron, a d’ores et déjà indiqué que cela n’était pas envisageable.

Mardi soir, les députés britanniques devaient se pencher sur plusieurs amendements au «plan B» de Brexit proposé par la Première ministre, Theresa May, voici quelques jours. Cela alors que la date du Brexit, le 29 mars, approche à grands pas et que la perspective d’un «no deal» est de plus en plus réaliste.

Deux des amendements ont obtenu une majorité. Le premier est surtout symbolique, car non contraignant. Il vise à exclure la possibilité d’un Brexit sans accord avec l’Union européenne. «Je suis d’accord que nous ne devrions pas quitter l’UE sans accord. Cependant, s’opposer à une sortie sans accord n’est pas suffisant pour la stopper», a fait valoir Theresa May.

Remplacer le «backstop»

Le second amendement concerne le «backstop», ce filet de sécurité voulu pourtant par les Britanniques lors des négociations, qui vise à empêcher la mise en place d’une frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Le Parlement anglais souhaite qu’il soit remplacé par des mécanismes alternatifs, encore à définir. 

C’est ce point que Theresa May va venir rediscuter à Bruxelles. Le point positif est qu’il clarifie la situation, puisque si ce «backstop» est aménagé, le Parlement votera l’accord de retrait du Royaume-Uni tel que convenu entre May et l’Union en novembre dernier. Le point négatif est que les 27 s’opposent à toute révision.

Ce qu’a d’ores et déjà fait savoir le président français, Emmanuel Macron, indiquant que l’accord trouvé était en l’état le meilleur possible. Le porte-parole de Donald Tusk, président du Conseil européen, a ainsi fait savoir que «l’assurance irlandaise fait partie de l’accord de retrait, et l’accord de retrait n’est pas ouvert aux négociations. Les conclusions du Conseil européen de décembre sont très claires à ce sujet.»

Le challenge semble donc impossible pour Theresa May.

Néanmoins, le salut pourrait passer par un codicille complétant l’accord ou une note d’interprétation.