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Presque réconciliés



Paperjam

L’Aleba, toute seule, a arraché in extremis un accord avec l’ABBL pour le renouvellement de
\nla convention collective du secteur bancaire.
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Les patrons respirent, les syndicats font, pour partie, grise mine. Mais la paix sociale a été sauvée, au moins pour les deux prochaines années. Alors que la conciliation pour le renouvellement de la convention collective semblait avoir échoué, et que l’on se dirigeait vers une épreuve de force qui n’aurait certainement profité à aucune des parties, l’Association Luxembourgeoise des Employés de Banque et Assurance (Aleba), qui avait déjà tenté une échappée en solitaire, en plein cœur des négociations, au grand dam du LCGB et de l’OGB-L, a finalement arraché, début novembre, un accord avec l’Association des Banques et Banquiers, Luxembourg (ABBL).

 Pour l’année 2007, une prime – non récurrente – de 600 euros est ainsi accordée aux salariés conventionnés, parallèlement à une augmentation de 1,1% au mérite et une hausse linéaire de 0,4%. Au final, la progression est de 2,7%. Pour 2008 et 2009, la hausse sera limitée à 2,0% (1,6% au mérite et 0,4% en linéaire). D’ici à 2009, la hausse globale sera donc de 6,7%. Par rapport à l’ancien système basé sur la performance, 66% (au lieu de 50%) des employés sont bénéficiaires du nouveau système, davantage orienté sur le mérite.

 Par ailleurs, en matière de licenciement économique, il a été décidé le maintien des préavis et indemnités de départ actuels, tout comme il a été décidé le maintien de la rémunération du travail du samedi. Enfin, ce qui constituait la prime de ménage est remplacé par une prime d’ancienneté de 5 euro après un an, 10 euros après trois ans et 20 euros après six ans d’ancienneté maison. Les montants actuels (20 et 40 euros) restent acquis. «La paix sociale et la continuation du dialogue social l’ont par conséquent largement emporté sur une situation conflictuelle, de grèves, d’insécurité et de turbulences sociales. Ceci, malgré une enveloppe financière modérée mais conforme aux exigences d’évolution financière des rémunérations garanties», s’est satisfaite l’ABBL. Elle est bien la seule, puisque ni l’OGB-L ni le LCGB n’ont voulu signer le texte, estimant trop nombreuses les zones d’ombre. Cela promet, en tous les cas, un nouveau contexte très tendu dans un an et demi, lorsque sonnera l’heure du renouvellement de cette convention.