ENTREPRISES & STRATÉGIES

Entrepreneuriat

Nyuko dans ses murs



Nicolas Buck, président de Business Initiative depuis 2013, est l'instigateur de la création de Nyuko. (Photos: Charles Caratini / archives)

Nicolas Buck, président de Business Initiative depuis 2013, est l'instigateur de la création de Nyuko. (Photos: Charles Caratini / archives)

La fusion entre Business Initiative et The Impactory est désormais pleinement effective. Nyuko, dont Paperjam avait révélé la création en février, prend ce lundi possession de ses nouveaux locaux rue de Hollerich.

Au revoir Business Initiative. Au revoir The Impactory et bonjour Nyuko. La dernière étape de la fusion entre les deux infrastructures de soutien à l’entrepreneuriat se concrétise ce lundi, avec l’emménagement des équipes dans les nouveaux locaux au 121, rue de Hollerich.

Derrière les échafaudages qui cachent, pour quelques jours encore, la nouvelle façade du bâtiment floquée du nom de Nyuko, les équipes des deux asbl se regroupent pour s’engager dans une nouvelle approche en matière d’accompagnement entrepreneurial.

D’un côté, les compétences et l’expérience accumulées depuis 15 ans, notamment au travers du parcours d’affaires 1,2,3 Go et de son petit frère 1,2,3 Go Social, mais aussi du forum transfrontalier de capital-risque, Seed4Start.

De l’autre, une plateforme de coworking créée en 2012, à l’initiative du réseau «entrepreneurship taskforce» et cofinancée par différents business angels luxembourgeois, le ministère de l’Économie et celui du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire.

Partage de connaissance

Le nom de Nyuko réunit, en tant que tel, plusieurs idées fondatrices du concept initié par Nicolas Buck, le président de Business Initiative depuis 2013: «New», pour la nouveauté, «you», pour le côté personnel ou encore «co», dans l’esprit de partage.

«Le partage de la connaissance est la clé de voûte de notre projet», expliquait récemment Nicolas Buck dans Paperjam. «Il faut bien comprendre que depuis plusieurs années l’économie a fondamentalement changé. Nous étions dans un monde où l’on possédait des choses, nous nous dirigeons vers un monde du partage et surtout du partage de la connaissance, le bien suprême.»

Nyuko ne veut surtout pas être une structure paternaliste et d’assistanat. Les services d’accompagnement et autres offres de formation seront avant tout apportés pour élever le niveau de l’entrepreneur. Pas pour lui mâcher tout le travail. «Le côté ‘cocon’ n’est pas propice à la création de nouveau», insiste M. Buck. «Il faut mettre les entrepreneurs en situation où ils n’ont plus d’autres choix que de réussir ou d’échouer. Ce n’est pas en lisant des livres que l’on devient entrepreneur. Nous aurons aussi pour mission de dissuader les gens quand il le faudra, de les protéger quand nous constaterons que leur projet n’est pas viable. L’échec est salvateur!»

Frédérique Gueth à la baguette

C’est Frédérique Gueth, jusque-là en charge du programme 1,2,3 Go, qui est la manager de Nyuko, qui revendique une place centrale dans l’écosystème de l’entrepreneuriat, entre les Espaces Entreprises des Chambres de commerce et des métiers où prennent corps les idées, et les incubateurs et autres accélérateurs où les entrepreneurs sont susceptibles de faire grandir leur projet. «Nyuko n’est pas une académie de l’entrepreneuriat», prévient Nicolas Buck. «Ça n’existera jamais. Un entrepreneur va dans la piscine et se débrouille pour nager. S’il rencontre un problème, il trouvera chez nous quelqu’un qui aura eu le même problème que lui et qui l’aidera à le régler pour lui permettre de retourner dans le bassin et faire en sorte de ne pas se noyer.»

Au-delà de l’accompagnement des entrepreneurs et du partage des connaissances, Nyuko a également des ambitions dans le domaine du financement, avec l’objectif de mettre en place un véritable réseau de business angels (les Nyuko Angels) qui, à terme, pourrait rassembler quelque 300 membres au Luxembourg et dans la Grande Région, prêts à investir chaque année, en commun, quelque 15 millions d’euros.