ENTREPRISES & STRATÉGIES

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Myriam Schmit: «Se respecter pour être respecté»



Myriam Schmit: «Un entrepreneur doit avoir du courage, de l'assiduité et de l'enthousiasme.» (Photo: MSDesign)

Myriam Schmit: «Un entrepreneur doit avoir du courage, de l'assiduité et de l'enthousiasme.» (Photo: MSDesign)

Chaque mardi, sur paperJam.lu, un entrepreneur répond à un «Questionnaire de Proust» amélioré. Aujourd’hui: Myriam Schmit, fondatrice de MSDesign.

Ma vertu préférée: «Si vous voulez être respecté, vous devez vous respecter.»

Mon principal défaut: Mon exigence envers moi, envers ma famille, envers mes relations professionnelles, bref envers les gens qui m’entourent et envers ce que je fais.

Mon occupation préférée: La cuisine: je suis gourmande et gourmet. J’adore préparer des plats, j’adore accueillir des gens et passer du temps autour d’une table en mangeant, en buvant, en discutant... Surtout discutant!

Les trois forces que doit avoir un bon entrepreneur: Courage, assiduité et enthousiasme… épicés avec un peu de chance au bon moment et au bon endroit!

Mon premier salaire: Il y a longtemps: mes premiers stages en entreprise chez RTL-Cerise, le service Marketing & communication de la Bil, les agences de pub, le CNA, … J’en ai fait un paquet! Et l’argent était plus vite dépensé que gagné…

Mon coup de maître en affaires: Ce fut cette année la vente aux enchères, en trois langues, de 24 éléphants en 1h20, pour remporter plus de 300.000 euros au profit de la Asian Elephant Foundation. Un alliage de «charity-art-business», très belle expérience unique en son genre!

La qualité que je préfère chez un homme: La sincérité!

La qualité que je préfère chez une femme: La sincérité et le multi-tasking: job & famille & ménage & engagements sociaux &...

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis: Mes amis m’acceptent comme je suis avec mes défauts et mes qualités et mon manque permanent de disponibilité.

Mes héros/héroïnes dans la fiction: Je vis dans la réalité, pas dans la fiction… alors pas de héros.

Mes héros/héroïnes dans la vie réelle: Tous ces gens engagés, aussi bien dans la vie professionnelle que privée, et qui acceptent en plus toutes mes demandes pour m’aider dans mes projets sociaux et caritatifs!

Mes héros/héroïnes dans l’Histoire: Toutes ces femmes qui, pendant une guerre ou une catastrophe naturelle gèrent le travail, la famille et qui aident en plus à gauche et à droite. C’était le cas au passé et c’est toujours d’actualité. Je n’ai pas de héros ‘réel’: je crois que le mythe autour de certains gens cache une autre face humaine...

Le don de la nature que je voudrais avoir: La musicalité. J’ai mes deux filles au Conservatoire et je ne sais toujours pas lire une note ni chanter. Avoir la voix comme instrument doit être une grande chance! J’aimerais aussi avoir un peu plus de décontraction ou même un peu de nonchalance – la vie serait plus facile.

Les fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence: Faire des erreurs tout en étant engagé, motivé et de bonne foi.

Les fautes impardonnables: L’injustice et le non-respect. Il n’y a pas de justice quand il y a injustice.

Mon rêve de bonheur: Vieillir en Italie, dans une maison près d’un lac et entourée de montagnes avec mon mari assis sur un banc sous un arbre, des chiens dans le jardin. De temps à autre, nos filles viendront nous rendre visite avec leur famille…

Quel serait mon plus grand malheur? De perdre ma famille, surtout une de mes filles. Ce serait insupportable.

Ce que je voudrais que l’on dise de moi dans 50 ans: J’aurai 94 ans… «Elle est toujours en forme et elle est toujours engagée, tout comme elle l’était toute sa vie. Mais, aujourd’hui, elle est enfin plus nonchalante.»

Si je n’étais pas ce que je suis, je voudrais être: Mon chien! Sinon, il y a tellement de jobs intéressants que je voudrais faire: food hunter pour combiner les voyages avec la gastronomie; étudier l’anthropologie; faire de la recherche à l’université; m’engager d’avantage pour des actions sociales,… mais tout en restant moi-même!

Ma devise: «No time? No ideas? Communication and creation: that’s me – it’s my job!»