POLITIQUE & INSTITUTIONS

Après la collision de Bettembourg

Les cheminots français boycottent le rail luxembourgeois



Jusqu’à nouvel ordre, les conducteurs de trains français ne circuleront plus sur le réseau ferré luxembourgeois. (Photo: DR)

Jusqu’à nouvel ordre, les conducteurs de trains français ne circuleront plus sur le réseau ferré luxembourgeois. (Photo: DR)

Par voie syndicale, les conducteurs de trains français ont indiqué hier ne plus vouloir circuler sur le réseau luxembourgeois tant que toute la lumière n’aura pas été faite sur la collision survenue mardi à Bettembourg. Ils exigent des garanties de sécurité.

Dans le cadre de l’accident ferroviaire qui s’est produit mardi matin à proximité de la gare de Bettembourg, le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la SNCF de la région Grand Est a indiqué ce jeudi que les conducteurs de trains français ne circuleraient plus au Grand-Duché «jusqu’à nouvel ordre».

Soutenu par la Confédération française démocratique du travail (CFDT), le CHSCT a expliqué «vouloir une garantie de sécurité pour les cheminots et les usagers».

Cité par RTL, il affirme attendre désormais «que toute la lumière soit faite sur la collision survenue ce 14 février, qui a fait un mort et deux blessés».

Selon la même source, la CFDT des cheminots de Lorraine a précisé pour sa part qu'elle était en contact permanent avec la SNCF et les CFL, ajoutant que ces derniers communiquaient «beaucoup» sur l’accident. «Tout se passe avec beaucoup de clarté entre nous», aurait-elle encore ajouté.

Pour l’instant, cette décision est sans effet puisque plus aucun train – luxembourgeois ou français – ne circule entre Thionville et Luxembourg, au moins jusqu’à lundi matin, et que ce sont les CFL qui opèrent la liaison entre Luxembourg et Longwy.

En charge de la communication de la SNCF, Didier Wallerich a pour sa part déclaré par le biais d'un communiqué que la reprise éventuelle de la circulation ne se fera pas avant une nouvelle réunion du CHSCT. Celle-ci pourrait avoir lieu ce week-end ou lundi.

Mais la SNCF se veut surtout confiante. «Dès lors que les CFL auront donné l'autorisation de circuler, c’est que tout sera bon», a ajouté Didier Wallerich, ajoutant ne pas s'imaginer que l’autorisation de circulation soit donnée sans que toutes les mesures de sécurité ne soient respectées.

Nos confrèrent du Wort affirment pour leur part que le ministre du Développement durable et des Infrastructures, François Bausch, devrait avoir aujourd'hui un entretien avec son homologue français sur ces différents points.