ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Construction d’un data center

Le Luxembourg ne reste qu’une «option» pour Google



En plus du terrain de 33,7 hectares à Bissen, le géant américain a acquis en 2017 des parcelles de 200 hectares au Danemark et de 109 hectares en Suède. Ici, le data center Google de Saint-Ghislain en Belgique. (Photo: Google)

En plus du terrain de 33,7 hectares à Bissen, le géant américain a acquis en 2017 des parcelles de 200 hectares au Danemark et de 109 hectares en Suède. Ici, le data center Google de Saint-Ghislain en Belgique. (Photo: Google)

La filiale cloud du géant américain a détaillé dans un communiqué le développement de ses activités en Europe, mais continue de brouiller les pistes quant à la construction d’un nouveau data center sur le Vieux Continent.

Alors que le Luxembourg retient toujours son souffle quant à la décision de Google d’installer ou non l’un de ses futurs data centers à Bissen, la filiale cloud du géant de l’ICT publiait mardi un communiqué sur l’«expansion de son infrastructure globale».

On y apprenait plusieurs investissements futurs, dont la construction de trois câbles sous-marins. «Nous avons dépensé 30 milliards de dollars ces trois dernières années et nous n’avons pas encore terminé», indiquait le document. Et d’ajouter que Google Cloud ouvrira cette année cinq nouvelles «régions», dont deux en Europe, aux Pays-Bas et en Finlande.

«Il s’agit de points de présence où les produits de Google Cloud seront servis à nos clients externes», a précisé à Paperjam un responsable de la communication du groupe. «Ces régions sont hébergées dans nos data centers ou dans d’autres endroits.» Aucun lien, donc, avec la construction d’un nouveau centre de données. La firme américaine en possède actuellement quatre en Europe, à savoir en Belgique, en Irlande, aux Pays-Bas et en Finlande.

Une stratégie faite d’«options»

Mi-décembre, Google indiquait avoir «sécurisé» l’achat d’un terrain de 33,7 hectares dans la commune de Bissen. L’entreprise avait précisé dans son communiqué que le site luxembourgeois était «une des options» pour la construction d’un futur data center en Europe. Après avoir confirmé la transaction dans une réponse parlementaire publiée lundi, le Premier ministre Xavier Bettel affirmait qu’«il n’appartenait pas au gouvernement de spéculer sur l’avenir de ces terrains dans l’éventualité d’une non-réalisation d’un projet concret».

Avoir la possibilité de continuer à développer notre présence en Europe.

Service Communication de Google Benelux

Google semble avoir une stratégie bien particulière pour étendre la présence de ses services cloud en Europe. Le Luxembourg n’est en effet pas le seul pays où le géant a fait l’acquisition de terrains fin 2017. Au mois d’octobre, la firme confirmait l’achat d’un terrain de 109 hectares en Suède, à 160 kilomètres au nord-ouest de Stockholm. Un mois plus tard, elle devenait propriétaire d’un second terrain de 131 hectares au Danemark – une première surface de 73,2 hectares avait été acquise en juin.

De nouveau contacté par Paperjam, Google a rappelé ce qu’il avait indiqué lors de chacune de ces transactions: «Nous achetons ces parcelles parce que nous voulons nous assurer d’avoir la possibilité de continuer à développer notre présence en Europe, si nos activités le demandent.» La construction d’un data center au Luxembourg est donc toujours à mettre au conditionnel.