POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Législatives 2018

L’Asti réitère ses propositions à la future coalition



L’Asti (ici, sa présidente Laura Zuccoli et Sérgio Ferreira, porte-parole) propose notamment la création d’un Observatoire du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie. (Photo: Mike Zenari / archives)

L’Asti (ici, sa présidente Laura Zuccoli et Sérgio Ferreira, porte-parole) propose notamment la création d’un Observatoire du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie. (Photo: Mike Zenari / archives)

L’Association de soutien aux travailleurs immigrés estime que les ambitions affichées en 2013 «ne peuvent plus attendre», et fait part de sa dizaine de propositions à destination des négociateurs en charge de former le nouveau gouvernement.

Un mois avant la tenue des élections législatives le 14 octobre dernier, l’Asti (Association de soutien aux travailleurs immigrés) dénonçait le nombre de propositions pour développer la pratique de la langue nationale dans le programme des candidats. 

Maintenant que les négociations en vue d’un accord de coalition ont débuté, l’Asti reprend son bâton de pèlerin et renouvelle ses propositions – 12 au total – pour la mandature à venir.

Plus de droits aux résidents étrangers pour les élections

«Les ambitions affichées en 2013 par la coalition, et qui, pour de multiples raisons, n’ont pas été mises en œuvre, ne peuvent plus attendre», précise ainsi l’asbl dans un communiqué.

Parmi la dizaine de propositions, l’Asti défend notamment «la suppression des dérogations obtenues par le Luxembourg par le traité de Maastricht, en éliminant le délai de résidence de cinq ans pour pouvoir participer aux élections communales» et «l’inscription automatique des résidents étrangers qui remplissent les conditions légales sur les listes électorales». 

Un Observatoire du racisme

L’Asti revient également sur un de ses chevaux de bataille, en proposant «l’établissement d’un vrai suffrage universel en institutionnalisant le principe du droit de vote selon la résidence, et non pas selon la nationalité». «Le résultat du référendum de 2015 ne peut pas servir d’excuse pour ne pas accorder de droits politiques, sinon aux contribuables frontaliers, du moins à l’ensemble des résidents luxembourgeois», insiste l’asbl.

L’Asti propose aussi, pour le vivre-ensemble, d’«accorder le congé linguistique pour l’apprentissage de l’allemand et du français, au-delà du luxembourgeois», ainsi que «la création d’un Observatoire du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie».