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Selon Bloomberg

La voiture électrique bientôt moins chère qu’une essence



Selon Bloomberg, la baisse attendue du coût des batteries devrait permettre de vendre des véhicules électriques moins chers que leur équivalent thermique dès 2025. (Photo: Patrick Galbats / archives)

Selon Bloomberg, la baisse attendue du coût des batteries devrait permettre de vendre des véhicules électriques moins chers que leur équivalent thermique dès 2025. (Photo: Patrick Galbats / archives)

À en croire une étude de l’organisation Bloomberg New Energy Finance, le prix d’achat d’un véhicule circulant sans pétrole devrait être équivalent à celui d’un véhicule thermique en 2024 et être inférieur en 2025. La cause? La baisse attendue du coût des batteries.

Le rêve de nombreux dirigeants politiques de voir le plus grand nombre circuler en voiture électrique pourrait devenir réalité prochainement. Du moins, selon les conclusions d’une étude publiée en fin de semaine dernière par Bloomberg New Energy Finance. D’ici 2024, le prix de vente d’une voiture «verte» devrait être équivalent à celui d’une voiture essence, avant de devenir moins cher dès 2025. Soit dans à peine sept ans.

Pour l’organisation américaine, même si la demande pour les métaux composant les batteries ne cesse de croître, le prix des batteries au lithium devrait continuer de baisser en raison de leur production à grande échelle. De 208 dollars par kilowattheure en 2017, le coût pourrait atteindre, selon les experts de Bloomberg, 70 dollars d’ici 2030. Et donc faire passer le coût de cet élément de 49% du prix du véhicule à 16%.

Spectaculaire, cette baisse ne serait rien d’autre que les conséquences des politiques de lutte contre les émissions de CO2 mises en place au niveau mondial, notamment dans le cadre de l’accord de Paris. Outre la France et le Royaume-Uni qui se sont engagés à ne plus vendre de véhicules thermiques en 2040, la Chine envisage de faire la même chose. Une décision lourde de conséquences dans un pays où pas moins de 28 millions de véhicules ont été assemblés en 2016, selon les derniers chiffres disponibles. Soit environ 30% de la production mondiale.

Car si le basculement probable de l’actuel principal pollueur de la planète vers le tout-électrique devrait permettre d’améliorer sensiblement la pollution de l’air, il risque également «de repousser le point de croisement» entre le prix global d’un véhicule thermique et son équivalent électrique, selon les analystes de Bloomberg, en référence à la croissance prévisible de la demande de métaux nécessaires à la fabrication de batterie. Face à ce défi, la Commission européenne mise sur la création d’un «Airbus des batteries», un ensemble de consortiums destinés à répondre à un marché dont le potentiel, d’ici 2025, est estimé à 250 milliards d’euros par an.

Au Luxembourg, le tout-électrique ne devrait dans un premier temps concerner que les transports en commun, le gouvernement misant sur une décarbonisation associée au développement de la digitalisation pour les services de mobilité.