ENTREPRISES & STRATÉGIES

Nyuko, espace de co-working

Des boîtes dans la boîte



Pour ne pas tourner en rond, Nyuko propose plusieurs espaces de travail modulables et, si besoin, une "roue de hamster" favorisant l'inspiration. Photo: Forworx et Nyuko

Pour ne pas tourner en rond, Nyuko propose plusieurs espaces de travail modulables et, si besoin, une "roue de hamster" favorisant l'inspiration. Photo: Forworx et Nyuko

C’est dans un ancien hall industriel que Nyuko a choisi d’installer son espace de co-working. L’aménagement intérieur est réalisé par Forworx.

Rue de Hollerich, à l’entrée de la ville. C’est ici que Nyuko a trouvé sa nouvelle adresse. Nyuko? C’est la nouvelle structure, fruit de la fusion de Business Initiative asbl et de la plateforme de coworking Impactory, destinée à soutenir l’esprit d’entreprise et l’entrepreneuriat en offrant un espace de co-working, mais aussi un lieu où acquérir de nouvelles compétences et rencontrer des personnes disposées à contribuer au lancement d’une entreprise. Un cadre en adéquation avec ces valeurs dynamiques devait donc être créé.

Un ancien hall transformé

C’est ainsi que Nicolas Buck, Président de Nyuko, a mandaté la société Forworx pour trouver le local en location et réaliser les travaux de conception d’espace et d’aménagement intérieur. La recherche s’est orientée vers un espace brut, non corporate pouvant accueillir de manière moderne, dynamique et professionnelle les nouveaux entrepreneurs luxembourgeois.

«Nous avons trouvé cet ancien hall industriel, qui servait de garde-meubles juste avant nous, mais qui conserve les traces d’un passé d’atelier, comme en témoigne l’ancien treuil que nous n’avons pas enlevé», explique Najat Nourani-Benachir, architecte pour Forworx. «Après que le propriétaire ait réalisé quelques travaux, notamment pour l’isolation des murs et de la façade avant et arrière, ainsi que la création d’un plancher technique, nous avons investi l’espace en nous appuyant sur l’idée de boîtes dans la boîte. Ceci nous a permis de conserver au maximum le lieu dans son jus et la structure métallique.» 

La toiture présente des puits de lumière zénithaux qui offrent une entrée de lumière naturelle non négligeable. Dans l’ensemble du lieu, il y a des baffles acoustiques pour assurer un confort auditif. Le chauffage se fait par des radiateurs positionnés au plafond dans le grand espace, et par des radiateurs traditionnels dans les salles fermées. Tous les espaces cloisonnés disposent d’une paroi en verre, ce qui permet de conserver un lien visuel avec le hall tout en créant un «extérieur» à ces boîtes. Pour le revêtement de sol, il y a des inserts de moquette verte qui apporte une touche de couleur.

Des espaces de travail multiples

D’une surface de près de 400m2 situés en fond de cour, Nyuko se présente aux co-workers par un espace d’accueil dématérialisé: une fois le seuil franchi, pas de banque d’accueil, mais un mur de casiers où on peut déposer ses affaires personnelles et un banc-paravent servant à la fois de cloison semi-ouverte et d’espace de communication avec possibilité d’affichage ou de dépôt de prospectus. Puis on franchit une marche, symbolique, qui marque le passage dans l’espace de co-working.

Là, le co-worker a une vue ouverte sur l’ensemble du hall. Il rencontre en premier les postes de travail occupés par l’équipe responsable du lieu, puis trouve différents postes de travail, 32 plus précisément, offrant plusieurs façons de travailler et de se réunir.

Tout d’abord dans l’espace central, de grandes tables à partager avec une assise standard. Pour faciliter la concentration, des «bulles» isolantes et mobiles peuvent être positionnées sur une place, protégeant ainsi l’entrepreneur au niveau visuel et acoustique. Au milieu, une «roue de hamster», invite à avoir une attitude dynamique, car incitant à la marche, et sur laquelle sera prochainement installée une planchette pour y déposer un smart phone ou une tablette.

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Sur les côtés sont répartis différents types d’espace de réunion qui peuvent être réservés à l’avance: des espaces de réunion informelle, ouverts, avec des banquettes; des espaces de réunion fermés, avec une table et des chaises, de différentes tailles (pour 2 à 4 personnes, 8 à 12 personnes et aussi une grande salle multifonction). L’une d’elles est équipée d’une table haute et de tabourets, pour une réunion de courte durée et pensée sur un mode dynamique. La grande salle multifonction peut être soit utilisée dans son entièreté, soit divisée en deux par une cloison rétractable.

Chaque espace est identifié par une couleur spécifique, reprise sur un pan de mur et par la couleur des assises. «En fonction de ce que l’on souhaite faire au cours de sa journée de travail, on peut trouver différents types d’assises qui invitent à avoir différentes attitudes: plus relax dans un canapé ou concentré dans une chaise classique.» Un espace a aussi été réservé pour de petits events, des réunions informelles.  À l’étage, sur une mezzanine existante, nous avons installé un coin cuisine pour les pauses café et du midi, ainsi qu’un coin bibliothèque avec canapé, fauteuils et table basse.»

Du mobilier choisi en fonction

Tout le mobilier a été choisi pour être facilement stocké et mobile. «La polyvalence était aussi un critère recherché. C’est pourquoi nous avons choisi par exemple un pouf qui est monté sur roulettes, auquel on peut adjoindre une tablette de travail et qui continent dans son pied une niche pour y déposer son sac ou son carnet de notes», précise l’architecte. Par ailleurs, toutes les tables sont escamotables et montées sur roulettes pour passer aisément d’un espace à l’autre. Une grande attention a été portée au choix des assises. «Il y a des assises classiques, des assises hautes, et des assises de détente. On peut aussi travailler en bougeant dans la roue ou debout sur des tables hautes.»

Dans l’ensemble, le mobilier choisi est d’un design contemporain et sobre, tout en apportant parcimonieusement des touches de couleurs. «Tous les murs sont blancs. La couleur ne vient que du mobilier et de temps en temps du sol avec la moquette verte». Sur les murs, on découvre également un triptyque de Paul Kirps. «Notre démarche pour le choix du mobilier a été de sélectionner des modules qui peuvent être combinés entre eux et qui facilitent l’acte de se réunir. L’échange étant au cœur de la philosophie du lieu, le mobilier devait être en adéquation» conclue Madame Nourani-Benachir.

Article publié sur Archiduc.lu