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Le List, cette machine de guerre de l’innovation



En 2020, le CEO du List, Thomas Kallstenius, et le centre de recherche ont été à la fois aux prises avec le Covid – huit projets au total, dont la détection du virus dans les eaux usées – et attentifs à tous les enjeux de la société de demain, sur la mobilité, l’environnement ou la technologie. (Photo: List)

En 2020, le CEO du List, Thomas Kallstenius, et le centre de recherche ont été à la fois aux prises avec le Covid – huit projets au total, dont la détection du virus dans les eaux usées – et attentifs à tous les enjeux de la société de demain, sur la mobilité, l’environnement ou la technologie. (Photo: List)

Le Luxembourg Institute of Science and Technology (List) continue de s’imposer comme une machine de guerre dans le domaine de l’innovation et de la recherche, avec ses 646 collaborateurs de 54 nationalités. Au service de la société et du futur.

«Ils sont au cœur de l’entreprise et sont les architectes de la société, de l’économie et de l’industrie durables, numériques et résilientes que le List souhaite construire avec ses partenaires.» 

«Ils», dans le communiqué de presse, ce sont ces 646 collaborateurs de l’institut de recherche – soit 83 recrutés l’an dernier – de 54 nationalités, et qui ont été au cœur de tous les développements de la société de demain.

«Le List», rappelle le communiqué de presse à l’occasion de la publication de son rapport annuel , «a tenu ses engagements tout au long de l’année, en travaillant notamment sur des projets bénéficiant à l’ensemble de la société et contribuant à de nombreux changements sur le plan mondial. Membre de la Task Force, le List a mené pas moins de huit projets dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Coronastep en est un des plus connus: il permet de surveiller la présence du virus dans les eaux usées du pays et fournit les résultats au gouvernement et à la presse, deux fois par semaine.»

L’an dernier, à Belval, a aussi eu lieu la présentation et la mise en service du Visualisation Wall, cette technologie de visualisation, sur grand écran, des données provenant de nombreuses sources, qui permet une meilleure prise de décision.

2020 a vu aussi la création de l’European Space Resources Innovation Centre (Esric), en collaboration avec l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Agence spatiale luxembourgeoise (LSA), dirigé provisoirement par Mathias Link.

Le List et le gouvernement se sont unis pour créer le Luxembourg Media and Digital Design Centre (LMDDC), afin de soutenir les activités nationales d’e-learning et la création d’une plateforme centrale de services et d’innovation, représenté par le ministère de l’Éducation.

94 doctorats obtenus

Parmi les autres projets, citons le partenariat avec Goodyear sur la mobilité du futur et les matériaux durables, avec la société française 3D-Oxides pour créer un laboratoire commun sur un des sites du List, à Belvaux, où développer des matériaux destinés à la production d’hydrogène, ou encore avec l’Université du Luxembourg autour des «matériaux ferroïques multifonctionnels».

Wasdi, une nouvelle spin-off spécialisée dans l’établissement de cartes d’inondation, a vu le jour fin décembre. Wasdi – pour «Web Advanced Space Developer Interface» – a prouvé son utilité lors d’inondations liées à un cyclone au Mozambique en mars 2019 ou en Birmanie en mai 2019. Ses cartes ont également été utilisées à travers le programme de la Nasa sur les catastrophes en sciences de la Terre, le Programme alimentaire mondial des Nations Unies, et par différents membres du Global Flood Partnership. Le consortium, composé de la société italienne FadeOut, de RSS Hydro et du List, va développer et mettre à disposition un plus grand nombre d’applications, telles que la cartographie des feux de forêt, la surveillance des mouvements des navires et la cartographie des changements urbains.

Les forces vives de l’institution ont aussi obtenu 94 doctorats, participent à près de 150 projets nationaux, européens ou mondiaux, ont déposé 30 brevets et ont publié 205 articles scientifiques, dont 138 ont été classées dans les 10% des meilleurs articles.

Sur le plan financier, l’institution dotée de 91,4 millions d’euros a réalisé un chiffre d’affaires en baisse à 6,88 millions d’euros (8,5 millions en 2019) pour un bénéfice stable à plus de 5 millions d’euros.