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Investir en faveur d’une société plus responsable 



ESG, ces trois lettres sont au cœur des préoccupations des investisseurs et donc, de plus en plus, des gestionnaires d’actifs. L’enjeu, dans une approche à long terme de l’investissement, est d’intégrer les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance pour réduire les risques, générer de la valeur et contribuer à un monde plus équilibré. 

Face aux défis environnementaux, sociaux et de gouvernance, au premier rang desquels intervient la crise climatique, les acteurs de la gestion collective peuvent avoir une influence déterminante pour générer de la valeur sociale et environnementale tout en visant à donner aux investisseurs un retour sur investissement intéressant.  

Une nouvelle approche de l’investissement

Au sein de ce nouvel épisode de la série « Investir pour le long terme », Matt Lanstone, Head of ESG Research and Investing au sein de Capital Group, évoque les transformations actuelles déterminantes en matière d’investissement ESG. « Avec l’avènement, ou plutôt le renforcement, des préoccupations ESG, on assiste à un changement fondamental dans la manière de concevoir l’investissement à long terme, explique le responsable. Aujourd’hui, il est essentiel d’intégrer les aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance au cœur de notre démarche globale d’investissement. Cela veut dire que nous ne les considérons pas pour proposer un produit autonome ou isolé mais qu’au contraire, nous adoptons une approche globale pour chaque investissement que nous réalisons, avec la volonté de soutenir des entreprises mettant en œuvre des modèles économiques durables. En d’autres termes, cela veut dire que pour nous, l’ESG transcende l’approche d’investissement.» 

Maîtriser la connaissance pour mieux exercer son influence

C’est tout d’abord en investissant dans la recherche fondamentale que Capital Group a intégré les enjeux ESG dans sa vision de l’investissement à long terme. Le défi, en la matière, est de maîtriser les critères ESG, de pouvoir les considérer et les intégrer au cœur des portefeuilles. «Nous investissons toujours sur un horizon de trois à cinq ans, voire plus dans bien des cas. Développer une vision à long terme est primordial quand on aborde la thématique ESG. Les enjeux de durabilité, par définition, s’inscrivent dans une approche de long terme. Dès lors, c’est naturellement que nous alignons notre approche, en considérant les aspects durables dans la perspective de proposer des retours sur investissement à long terme», poursuit Matt Lanstone.  

Toutefois, pour contribuer à des changements opérationnels sur le terrain en faveur d’une approche plus responsable, le gestionnaire d’actifs ne peut pas se contenter de jouer un rôle passif. « Dans notre approche, nous travaillons avec les équipes de gestionnaires, pour comprendre leurs objectifs et leurs engagements en matière de durabilité. L’enjeu est également de pouvoir partager nos connaissances en matière d’ESG avec eux pour qu’ils dialoguent au mieux avec les entreprises dans lesquelles ils investissent – ce dialogue s’articule autour du développement de ces entreprises, des changements opérationnels à mettre en place pour assurer la poursuite de leurs objectifs environnementaux et sociaux, ou encore pour améliorer leur gouvernance», ajoute Matt Lanstone. 

L’importance de la donnée

Le pilotage d’une approche ESG doit, en outre, s’appuyer sur des données. Aujourd’hui, de nombreux fournisseurs de données ont investi le champ de l’investissement durable, en proposant des évaluations et des notations utiles aux gestionnaires d’actifs. Cependant, la donnée fournie n’est pas forcément toujours précise et exacte. «Nous sommes très vigilants dans l’utilisation des données tierces», précise l’expert. «Si ces informations sont importantes, elles nous servent avant tout à engager une conversation avec les équipes dirigeantes des sociétés dans lesquelles nous investissons, pour comprendre les enjeux, identifier les risques. L’idée n’est pas de prendre la donnée fournie pour l’intégrer directement dans notre portefeuille, comme un critère de choix d’une valeur, mais bien de vérifier l’information, de la creuser, de l’utiliser pour comprendre.» 

Sélectionner les critères pertinents

De cette manière, Capital Group peut mieux évaluer les enjeux, se concentrer sur les facteurs qui ont une réelle importance dans le secteur dans lequel on investit. L’approche permet d’aligner chaque investissement  avec les objectifs personnels de l’investisseur. «Pour y parvenir, nous mettons en place des groupes d’experts, qui suivent en moyenne leur industrie depuis 14 ans. En nous appuyant sur leurs connaissances, nous leur demandons ce qui compte vraiment, pour ne retenir que les critères-clés qui seront alors considérés au niveau de la gestion du portefeuille», précise Matt Lanstone.  

Se prémunir contre le greenwashing

Au sein de Capital Group, le greenwashing, qui pourrait compromettre la confiance de l’investisseur, est une menace sérieuse contre laquelle il faut se prémunir. «S’il est important de comprendre l’industrie, le secteur et l’entreprise dans lesquels on investit, il est tout aussi essentiel de prendre le temps de discuter avec l’investisseur. Il faut être clair sur les objectifs poursuivis, afin de s’assurer que la démarche d’investissement correspondra à ses aspirations.» 

L’approche ESG oblige l’industrie financière à faire face à de nouveaux défis. En accompagnant ce changement, elle est appelée à jouer un rôle-clé en faveur de l’émergence d’un monde plus durable, responsable et équilibré. «Cela implique, comme nous l’avons fait, de s’adapter pour bien appréhender ces transformations. Il est aussi capital de développer de nouvelles connaissances et d’investir dans les talents», conclut Matt Lanstone. 

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur l’expertise de Capital Group en matière de marchés émergents, rendez-vous sur  https://www.capitalgroup.com/intermediaries/lu/fr/funds/em.html .