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Soutien aux entreprises

Incertitudes autour de la prolongation des aides Covid



Les aides Covid devraient prendre fin en novembre. Alors que le CovidCheck s’invitera au restaurant à cette date. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne)

Les aides Covid devraient prendre fin en novembre. Alors que le CovidCheck s’invitera au restaurant à cette date. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne)

Aides pour coûts non couverts, de relance et remboursables doivent prendre fin après le mois d’octobre. Le ministère des Classes moyennes attend une décision européenne pour trancher sur leur prolongation ou non, pour cette fin d’année, ainsi qu’en 2022.

Avec la fin d’octobre vient la fin des aides Covid. Il sera encore possible, jusqu’au 1er décembre 2021, de demander l’aide pour coûts non couverts (en cas de perte d’au moins 40% du chiffre d’affaires) ou l’aide de relance (250 euros par salarié au chômage partiel, plus 1.250 euros par salarié pour juillet et août, et 1.000 euros par salarié pour septembre et octobre, en cas de baisse d’au moins 25% du chiffre d’affaires), les deux n’étant pas cumulables. Mais, seulement pour les mois couverts, c’est-à-dire allant de juillet à octobre inclus.

Les aides remboursables ne pourront également plus être demandées après le 1er novembre.

Ces trois packages seront-ils prolongés? Pour l’instant, l’Union européenne (UE) permet aux États membres de fournir des aides jusqu’en décembre 2021, explique le porte-parole du ministère des Classes moyennes. Elle doit décider «prochainement» de la possibilité ou non de continuer en 2022. Une décision que le ministre Lex Delles (DP) «attend pour trancher». Attention, cela ne veut pas dire que, si l’UE accepte, le Luxembourg prolongera automatiquement. «Nous attendons la décision européenne, pour ensuite aviser de notre côté», répète le ministère.

Il s’agit en tout cas d’une demande de la fédération Horesca, qui craint une nouvelle chute d’activité avec l’introduction du CovidCheck au restaurant.

230 millions à la relance et aux coûts non couverts

Reste une interrogation: pourquoi ne pas prolonger les aides au moins pour novembre et décembre, puisque l’UE le permet encore? «Parce que le modèle luxembourgeois est tel que nous nous sommes toujours donné un certain temps pour évaluer. Nous n’avons jamais pris la dernière date possible», justifie-t-il.

80 millions d’euros ont déjà été versés pour l’aide de relance, et 150 millions d’euros pour celle aux coûts non couverts.

Le chômage partiel lié à la crise a quant à lui pris fin le 30 juin dernier pour faire place au régime commun . Qui prévoit l’octroi du chômage partiel conjoncturel aux entreprises de l’industrie. Et celui du chômage partiel structurel pour les autres secteurs, dans le cadre d’un plan de maintien dans l’emploi pour les entreprises de 15 salariés et plus, d’un plan de redressement pour les plus petites structures, ou d’un plan de maintien sectoriel négocié avec les fédérations.