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Pandémie

Le CovidCheck s’impose au travail dès le 15 janvier



Les partenaires sociaux ont trouvé un accord sur le CovidCheck au travail. (Photo: Paperjam)

Les partenaires sociaux ont trouvé un accord sur le CovidCheck au travail. (Photo: Paperjam)

Le gouvernement et les syndicats se sont mis d’accord pour imposer le CovidCheck en entreprise et dans la fonction publique à partir du 15 janvier prochain.

La dernière réunion entre les syndicats, le patronat et le gouvernement s’est tenue jeudi 2 décembre, jusqu’en début de soirée. Une réunion au terme de laquelle ils sont parvenus à un accord sur le CovidCheck au travail.

À partir du 15 janvier, un salarié devra montrer un CovidCheck en ordre (protocole 3G, vacciné, guéri ou testé) pour accéder à son lieu de travail. Dans le cas contraire, il devra retourner chez lui. En accord avec l’employeur, le salarié devra prendre sur ses congés. S’il refuse, il sera en journée sans solde, mais il garde ses droits à la sécurité sociale. Le salarié ne pourra en revanche pas être sanctionné ou licencié. Il ne devra également pas perdre un quelconque avantage du fait de son statut vaccinal. Pour les fonctionnaires, les heures non travaillées pourront être décomptées du compte épargne-temps.

Pour faciliter l’entrée des travailleurs sur leur lieu de travail, uniquement sur base volontaire et accord préalable, l’employeur pourra créer une liste avec les salariés ou les fonctionnaires vaccinés ou guéris. Une fois sur cette liste, il ne sera plus nécessaire de faire scanner son CovidCheck tous les matins.

Les tests PCR à charge du travailleur

Par contre – seul bémol de cet accord –, les tests PCR seront à la charge du travailleur sauf si ce dernier commence son schéma vaccinal. Si les syndicats ont réussi à éviter les sanctions et les licenciements en cas de CovidCheck rouge, ils n’ont pas réussi à faire plier le patronat et l’État sur la question de la prise en charge du coût des tests PCR. De plus, ils seront réalisés en dehors des heures de travail. Résolument content de cet accord, Patrick Dury , président du LCGB, parle plutôt d’un «bon compromis destiné à combattre la pandémie qui reste néfaste pour la santé de la population et de l’économie».

Pour Nora Back , présidente de l’OGBL, «la non-prise en charge des tests PCR reste un bémol» et la facture peut rapidement atteindre quelques centaines d’euros pour le travailleur devant se faire régulièrement tester.

Le gouvernement recommande le télétravail, ce qui peut être un moyen pour éviter un coût financier trop important en tests PCR. D’ailleurs, dans la fonction publique, les fonctionnaires pourront télétravailler quatre jours par semaine. L’exécutif luxembourgeois est en discussions avec l’Allemagne, la Belgique et la France pour prolonger les régimes fiscaux.

Pour finir, tous ont conclu que cet accord est difficile à prendre, mais salué par tous comme un bel exemple du dialogue social.