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Le Wort toujours dans la tempête



Plusieurs cadres de différents services ont été invités à partir, ou bien ont démissionné du Wort. Des profils difficiles à remplacer. (Photo: Anthony Dehez/archives)

Plusieurs cadres de différents services ont été invités à partir, ou bien ont démissionné du Wort. Des profils difficiles à remplacer. (Photo: Anthony Dehez/archives)

Deux rédacteurs en chef adjoints viennent de demander à quitter leurs fonctions, et des journalistes abandonnent également le bateau. Le Luxemburger Wort continue à faire les frais d’une restructuration à marche forcée, même si des engagements sont aussi à l’ordre du jour.

L’année 2020 aura été plus que chahutée au sein des équipes du Luxemburger Wort, titre historique dans l’univers des médias luxembourgeois. En tout cas, elles sont toujours soumises aux aléas de la tempête entraînée par le rachat par le groupe belge Mediahuis , puis une restructuration qui n’a épargné aucun secteur, et qui a été menée à marche forcée .

Alors que le télétravail n’a pas contribué à étayer la cohésion de groupe ces derniers mois, les rumeurs d’une restructuration avaient déjà incité plusieurs employés à demander leur bon de sortie anticipativement. Ensuite, une septantaine de personnes ont été invitées à quitter l’entreprise dès la fin octobre. Aucun service n’a été épargné, ce qui a évidemment créé des tensions, notamment au niveau des locales.

À la recherche de profils «juniors»

Jeudi, la radio 100,7 confirmait que deux rédacteurs en chef adjoints ont aussi marqué leur désaccord avec la situation. Marc Schlammes a demandé à faire un pas de côté dès le 1er janvier. Claude Feyereisen a pour sa part décidé de quitter le Wort, où il était devenu responsable des locales suite à la démission de Gilles Siebenaler dans la foulée.

Les mêmes informations étaient parvenues auprès de Paperjam. Qui a appris que, par ailleurs, des recrutements étaient aussi en cours au sein du Wort, qui devra, dans certains services, pallier les départs. Des contacts ont déjà été pris avec des candidats potentiels. Des profils «juniors», le plus souvent, et pour une grande majorité de nationalité française.