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Cinéma

«Wolfwalkers», un conte sur l’amitié et le courage



«Wolfwalkers» est un conte captivant coproduit par la société luxembourgeoise Mélusine Productions. (Illustration: Cartoon Saloon [WolfWalkers] Ltd /Mélusine Productions)

«Wolfwalkers» est un conte captivant coproduit par la société luxembourgeoise Mélusine Productions. (Illustration: Cartoon Saloon [WolfWalkers] Ltd /Mélusine Productions)

Le film d’animation «Wolfwalkers» («Le Peuple Loup») plonge les spectateurs dans une Irlande sujette aux superstitions et à la magie, où la jeune Robyn veut aider son père à chasser la dernière meute de loups qui menace le village. Mais une rencontre extraordinaire va bouleverser le cours de sa vie.

Réalisé par Tomm Moore («Brendan et le secret de Kells», «Le Chant de la mer») et Ross Stewart, «Wolfwalkers» («Le Peuple Loup» dans la version française) est une animation à succès produite par Cartoon Saloon, Mélusine Productions et Folivari. Achetée par Apple TV , elle est aussi nominée aux Golden Globes , 10 fois aux Annie Awards , ainsi qu’ aux Oscars.

L’histoire se passe en Irlande, en 1650, pendant la domination anglaise. Un pays sujet aux superstitions et à la magie dans lequel doit s’intégrer la jeune Robyn, âgée d’une dizaine d’années et fraîchement arrivée d’Angleterre dans un village menacé par les loups de la forêt voisine. Téméraire et courageuse, la jeune fille n’a qu’une idée en tête, aider son père à chasser dans la forêt, elle qui délaisse bien volontiers les tâches ménagères pour pouvoir s’entraîner à l’arbalète.

Accompagnée de son faucon Merlin, elle part en cachette rejoindre son père pour chasser la dernière meute de loups qui menace le village. C’est là qu’elle fait la rencontre de Mebh, une enfant-loup, avec qui elle se lie d’amitié. Mais Mebh est une enfant très spéciale: en tant que «wolfwalker», elle est fille le jour, mais louve la nuit et possède des pouvoirs de guérison. Une magie qu’elle peut transmettre par morsure, ce qui arrive, un peu par mégarde, à Robyn, qui devient à son tour une «wolfwalker». La menace bascule alors, et, désormais, ce sont des hommes dont elle doit se méfier.

Or, la mère de Mebh, alors qu’elle est louve, a été capturée par le Seigneur Protecteur, chef du village. Emprisonnée dans une grande cage, tel un magnifique trophée de guerre que le Seigneur Protecteur exhibe aux yeux des villageois pour montrer sa toute-puissance, elle ne peut rejoindre sa fille, qui pourtant l’attend et refuse de partir de la forêt sans elle…

Ce film d’animation est une histoire sur les liens forts d’amitié et sur le courage qu’il faut trouver face à une difficulté. C’est un conte qui souligne également l’importance de prendre soin de la nature plutôt que de la détruire, d’apprendre à vivre en harmonie avec elle, en respectant la place de chacun. C’est aussi l’histoire de l’émancipation de la jeune Robyn, qui ose aller contre les recommandations de son père pour suivre ce qui lui semble juste. Une histoire sur les relations de domination et de soumission, de liberté individuelle et d’épanouissement de chacun.

D’un point de vue esthétique, on apprécie les dessins réalisés à la main, le choix d’un univers anguleux pour la ville, alors que celui de la forêt est tout en courbes et arabesques. Cette dichotomie crée des univers bien distincts et visuellement contrastés, qui participent à la tension voulue entre les deux environnements. Le folklore irlandais et l’esthétique de l’art d’Europe de l’Est sont des apports indéniables au film. La musique apporte aussi beaucoup au rythme de la narration, qui navigue avec un bon équilibre entre moments joyeux et d’autres plus graves. Une animation destinée avant tout au jeune public, mais que les adultes regarderont avec beaucoup de plaisir.

Actuellement en salle  et sur Apple TV.