ENTREPRISES & STRATÉGIES — Services & Conseils

le business en mode estival (5/9)

Walygator a retrouvé le sourire



259156.jpg

En juillet et en août, le parc engage 250 travailleurs saisonniers pour assumer différents postes. (Photo: Maison Moderne)

Depuis son ouverture en 1989, le parc d’attractions lancé sous le nom de Big Bang Schtroumpf et devenu Walygator a connu des hauts et des bas. Situé juste à côté de la zone de loisirs d’Amnéville, à 50km de Luxembourg-ville, 250 saisonniers y travaillent durant l’été.

Le parc Walygator, c’est un peu le Disney de la Grande Région. Accessible à la famille tout entière, peu importe l’âge de ses membres, il propose quelques belles attractions pour ceux qui aiment les sensations fortes. Notamment The Monster, la plus longue montagne russe inversée en Europe (1.200m), ou l’Anaconda, une montagne russe en bois.

Les plus de 160 hectares de superficie et l’afflux de plus de 280.000 visiteurs par an demandent évidemment pas mal de main-d’œuvre. «L’entreprise compte une trentaine de salariés fixes. Essentiellement des techniciens et du personnel administratif», souligne Mélanie Zaïd, la chargée de communication de Walygator. Un nombre qui gonfle évidemment fortement, surtout en juillet et en août, quand le parc est ouvert .

«On peut différencier deux périodes différentes. La première, d’avril à juillet, nécessite environ 200 saisonniers en plus sur le site. La seconde, les mois de juillet et août, il en faut 250», poursuit-elle.

Une journée de recrutement

Évidemment, le parc peut compter sur une certaine fidélité de la part des jobistes. «Quand cela se passe bien, nous essayons de les garder d’année en année», explique encore Mélanie Zaïd. «Raison pour laquelle nous essayons de rendre le travail agréable, dans de bonnes conditions. Mais il y a aussi un renouvellement qui s’impose.» Le parc organise donc chaque année, souvent en février, une journée de recrutement.

En général, les saisonniers habitent à 45 minutes au maximum du parc. Les profils recherchés sont très divers. «On a besoin de collaborateurs... partout: aux caisses, dans les boutiques, en tant qu’ouvriers polyvalents de restauration, et bien entendu en tant qu’opérateurs d’attractions, sans oublier tout ce qui relève du nettoyage du site. Enfin, il y a cette fonction particulière qui est celle de l’animation», développe Mélanie Zaïd. Ce dernier job, qui n’est pas le plus simple, consiste notamment à se glisser dans le costume de Waly pour parcourir le parc.

Et, évidemment, tout ce petit monde «est formé avant de prendre ses fonctions. Quand le saisonnier arrive, il n’ignore rien de ce qu’il devra faire, ni comment.»

150.000 visiteurs en juillet

Une qualité de service et un point de concentration mis sur la sécurité doivent contribuer à la poursuite du redressement de Walygator. Car le parc a déjà essuyé bien des tempêtes. En 1989, il ouvre sous le nom de Big Bang Schtroumpf. Sorepark a investi 110 millions dans cette ancienne friche industrielle, avec le soutien de collectivités locales. Deux ans plus tard, il passe entre les mains de Walibi, qui le transforme en Walibi Schtroumpf.

Cédé à Six Flags en 2002, il devient Walibi Lorraine, avant de devenir la propriété des frères Le Douarin, deux forains alsaciens qui ont le soutien de Jacqueline Lejeune, figure locale qui a fait fortune en reprenant l’entreprise Olitec de son fils décédé Olivier, pionnier dans la technologie du modem. Mais après une période dorée (jusqu’à 400.000 visiteurs en 2009), les pertes se suivent, et en 2013, le parc est mis en redressement judiciaire.

L’assureur Éric Lucas intervient et place Jacqueline Lejeune aux commandes, flanquée de deux professionnels des loisirs et de la restauration. La tempête passe, et Éric Lucas se retire. En 2016, Jacqueline Lejeune cède ses parts à la holding luxembourgeoise Continental Leisure Projects, agissant pour le groupe espagnol Aspro-Ocio.

Depuis, le vent souffle à nouveau dans le bon sens. «Notre fréquentation a augmenté de 20% en 2018, et cette année, nous sommes en avance sur nos prévisions», conclut Mélanie Zaïd. «Nous avons eu 150.000 visiteurs en juillet.» Et le meilleur est sans doute à venir, car «pour nous, la période la plus chaude est la seconde quinzaine du mois d’août».