LIFESTYLE & VIE PRATIQUE — Foodzilla

Consommation

Voici les boissons phares des fêtes 2021



La demande en vins se concentre sur les régions proches du Luxembourg. (Photo: Shutterstock)

La demande en vins se concentre sur les régions proches du Luxembourg. (Photo: Shutterstock)

Si le champagne reste la boisson des fêtes par excellence, les vins et spiritueux gardent la cote et se déclinent désormais en versions locales, voire sans alcool. Petit tour d’horizon du marché.

Les bouchons vont assurément sauter dans les heures et les jours à venir, et dans les commerces. Bien que  la bière s’affiche comme la boisson préférée au Luxembourg , d’autres breuvages tirent clairement leur épingle du jeu. Coup d’œil sur les tendances de cette fin d’année 2021.

Le champagne

Avec des ventes représentant 4,2 milliards d’euros l’an dernier, dont 2,6 milliards à l’export (selon son comité interprofessionnel), le champagne reste la boisson des fêtes par excellence. «Ce qui est remarquable, c’est l’explosion des bulles et notamment des champagnes, et ce, depuis le début de la pandémie, ce qui pose aussi des difficultés d’approvisionnement chez certaines maisons de champagne», observe Anthony Moriceau, directeur des enseignes Drinx, Le Chai et drinx.lu au sein de Munhowen. En 2020, 54% des 244 millions de bouteilles produites ont été exportés, avec comme marchés principaux le Royaume-Uni (21 millions d’unités), les États-Unis (20 millions) et le Japon (10 millions).

Les vins

En matière de vins, le Luxembourg a produit, en 2020, 10 millions de litres – soit 0,04% de la production mondiale –, selon les données de l’Organisation internationale de la vigne et du vin. Concrètement, près de 68% des vins vendus dans le pays proviennent de l’étranger. Mais, «ces dernières années, la clientèle accorde davantage d’importance à une consommation plus locale, elle se détourne des vins d’Amérique du Sud et privilégie l’Europe», indique Pascal Carré, maître sommelier à La Cave des Sommeliers. Du côté des magasins Drinx et Le Chai, une dynamique particulière s’observe sur le segment des vins italiens.

Pour la première fois dans nos enseignes, le segment rhum dépasse le whisky en valeur.

Anthony Moriceau,  directeur,  Drinx, Le Chai et drinx.lu, Munhowen

Les liqueurs

Après les cocktails de l’été, place aux liqueurs d’hiver. «Pour la première fois dans nos enseignes, le segment rhum dépasse le whisky en valeur, même s’il reste plus faible en volume», confie Anthony Moriceau. Il remarque aussi une premiumisation aussi bien de l’offre que de la demande avec davantage de whiskies pur malt et moins de blend, des éditions limitées en rhum et gin, ainsi qu’une bonne performance des cognacs. «Au niveau des alcools, la demande porte davantage sur les productions géographiquement proches comme des gins ou des rhums de Belgique, d’Allemagne ou du Luxembourg, dans certains cas», complète Pascal Carré. L’offre en liqueurs locales ne cesse de s’étoffer, avec le lancement récent d’un spritz luxembourgeois mais aussi d’une liqueur de pommes signée Gast Waltzing et d’un gin local

Le sans-alcool

«La demande de vins et de mousseux sans alcool continue à augmenter», indique l’enseigne de grande distribution Delhaize. Qu’il s’agisse de raisons médicales, philosophiques, ou par crainte des contrôles de police, nombreux sont les facteurs qui soutiennent la demande pour des produits sans alcool. Bacardi a d’ailleurs fait breveter un procédé unique de désalcoolisation du célèbre Martini. Le producteur de spiritueux ambitionne un milliard de dollars de ventes annuelles sur le segment du sans-alcool d’ici 2024.

À La Cave des Sommeliers, ce type de produits représente une niche qui se concentre sur quelques références en gin ainsi qu’un cocktail à base de gingembre et de curcuma. «L’alcool est un fluide social, et l’intérêt de ces produits est d’assurer cette sociabilité avec un certain plaisir gustatif», explique Pascal Carré. Chez Drinx et au Chai, la demande pour ce type de produits demeure extrêmement faible, selon Anthony Moriceau.