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Open banking

Visa s’offre Tink pour la moitié du prix de Plaid



Les deux fondateurs de Tink, Daniel Kjellén et Fredrik Hedberg, fintech rachetée par Visa, mais qui devrait rester à Stockholm. (Photo: Tink)

Les deux fondateurs de Tink, Daniel Kjellén et Fredrik Hedberg, fintech rachetée par Visa, mais qui devrait rester à Stockholm. (Photo: Tink)

Après que les régulateurs ont dit non au rachat de Plaid, Visa a annoncé ce jeudi le rachat de la suédoise Tink pour 2,2 milliards de dollars. Même pas la moitié des 5,3 milliards que le géant américain aurait dû payer pour son premier choix.

«La pandémie a focalisé les institutions financières européennes sur trois priorités essentielles. Les trois quarts (74%) des dirigeants estiment ainsi qu’il est de plus en plus nécessaire d’améliorer leur offre de services numériques afin d’optimiser l’onboarding et gérer davantage de clients en ligne. En revanche, 70% se concentrent également sur l’expérience client, mais dans le but de se différencier des concurrents et stimuler l’engagement dans un monde de plus en plus digitalisé. Enfin, pour 68% des cadres financiers, l’accent est mis sur le retour à la rentabilité, par l’automatisation et la rationalisation des opérations», conclut une étude de la fintech suédoise Tink, spécialisée dans la fourniture de services d’open banking.

Une étude qui coïncide avec l’annonce, ce jeudi, de son acquisition par Visa pour 2,2 milliards de dollars, Visa qui avait été découragée par les régulateurs d’aller au bout de sa procédure d’achat de Plaid pour 5,3 milliards de dollars.

«Au cours des dix dernières années, nous avons travaillé sans relâche pour faire de Tink une plateforme bancaire ouverte de premier plan en Europe, et nous sommes incroyablement fiers de ce que toute l’équipe de Tink a créé ensemble. Nous avons construit quelque chose d’incroyable, et en même temps, nous n’avons fait qu’effleurer la surface. En rejoignant Visa, nous pourrons aller plus vite et plus loin que jamais. Visa est le partenaire idéal pour la prochaine étape du parcours de Tink, et nous sommes extrêmement enthousiastes à l’idée de ce que cela apportera à nos employés, à nos clients et à l’avenir des services financiers», a déclaré Daniel Kjellén, CEO et cofondateur de Tink, qui est connectée à 3.400 banques en Europe, dont ABN Amro, BNP Paribas, Nordea et Caixa Geral de Depósitos.

Il existe 440 prestataires de ce type en Europe. Cette acquisition devrait permettre à Visa de concurrencer Mastercard, qui s’était payé Finicity l’an dernier pour 825 millions de dollars .

Selon un rapport d’Accenture , le marché de l’open banking se montera à 416 milliards de dollars.