POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

étude Liser

On vieillit mieux dans un bon quartier



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L’entourage et l’accès aux transports en commun aident à maintenir l’indépendance des personnes âgées. (Photo: Shutterstock)

Le Liser vient de publier une étude qui souligne l’existence d’un lien entre certaines caractéristiques d’un quartier où résident les personnes âgées et leur vieillissement en bonne santé. Une corrélation intéressante lorsque l’on sait que le nombre de seniors est en constante augmentation au Luxembourg.

Au Luxembourg, le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans a triplé en 50 ans, passant de 33.958 en 1961 à 99.986 en 2017. Selon le Statec, ce chiffre pourrait grimper jusqu’à 200.000 en 2060. La question du vieillissement de la population se pose donc inévitablement. L’idéal étant, bien entendu, de vieillir en bonne santé générale et en toute indépendance. 

Le Luxembourg Institute of Socio-Economic Research (Liser) a déterminé que différents facteurs environnementaux conditionnent le vieillissement en bonne santé. L’accès aux services de proximité et la cohésion sociale sont deux caractéristiques qui influencent significativement et positivement cette évolution.

Les transports en commun aident au vieillissement

En effet, les personnes âgées qui ont accordé une grande importance à la facilité d’accès aux services de proximité dans le choix de leur quartier et celles qui perçoivent de bonnes relations fraternelles entre les résidents ont plus de chances d’être en bonne santé et de rester indépendantes dans la réalisation de leurs tâches quotidiennes.

Les personnes pour qui le quartier ne souffre d’aucun manque de transports en commun sont également plus susceptibles de rester indépendantes.

Favoriser la cohésion sociale

L’étude se termine sur quelques conseils afin de maintenir la population en bonne santé le plus longtemps possible. Notamment en améliorant la cohésion sociale à l’échelle du quartier. «Les politiques devront se doter de cibles précises favorisant la lutte contre l’isolement et l’insuffisance des réseaux sociaux, ou encore l’intégration de nouveaux arrivants. De plus, afin de contribuer à développer l’accessibilité des services de proximité, un exemple d’action politique serait d’optimiser la qualité de l’offre en matière de services de transport, particulièrement utile auprès d’une population en perte de mobilité», conclut l’étude.