ENTREPRISES & STRATÉGIES — Immobilier

Revue de presse

Le Verger Ermesinde et la question des parkings



Le Verger Ermesinde est un projet de logements abordables et conçu sans voiture. (Illustration: Fabeck Architectes)

Le Verger Ermesinde est un projet de logements abordables et conçu sans voiture. (Illustration: Fabeck Architectes)

Le nouvel ensemble résidentiel Verger Ermesinde, conçu au Limpertsberg par Fabeck Architectes pour Tracol Immobilier et la Ville de Luxembourg, va être livré en avril prochain. Un quartier pionnier, car conçu sans voiture, ce qui ne passe pas sans faire de remous.

Le  projet pilote Verger Ermesinde  situé au Limpertsberg à Luxembourg refait parler de lui dans la presse, notamment chez nos confrères du Wort. Conçu par Fabeck Architectes pour Tracol Immobilier et la Ville de Luxembourg, il s’agit d’un nouvel ensemble résidentiel de plusieurs immeubles dont les logements sont à prix abordables et au sein duquel aucune voiture ne peut circuler.

Les futurs habitants sont aussi priés de «vivre sans voiture», c’est-à-dire de ne pas avoir de parking relié à leur logement ou de ne pas solliciter la Ville de Luxembourg pour obtenir une vignette de stationnement résidentiel. Pour autant, rien ne les empêche de posséder une voiture et de la garer dans un parking privé.

C’est ce dernier point qui semble poser problème à Monique Goldschmit, propriétaire d’un appartement dans le futur quartier et présidente de la Lëtzebuerger Vëlos-Initiativ. Elle déplore que plusieurs habitants du Verger Ermesinde aient demandé à Tracol de les aider à trouver un parking ou un garage aux alentours. Ce qui est pourtant tout à fait autorisé dans le cadre du projet.

Le Verger Ermesinde est situé entre la rue Ermesinde et l’avenue Pasteur à Luxembourg. (Illustration: Ville de Luxembourg)

Le Verger Ermesinde est situé entre la rue Ermesinde et l’avenue Pasteur à Luxembourg. (Illustration: Ville de Luxembourg)

Une transmission de fichiers abusive

Ne disposant pas de parking dans les environs, Tracol a transmis les coordonnées des demandeurs, sans demander leur autorisation, à la société Kuhn. Un acte discutable à une époque où la protection des données personnelles est hautement réglementée.

Depuis, Tracol a reconnu son erreur et envoyé explications et excuses aux personnes concernées. Il a également été demandé à Kuhn d’effacer les données personnelles qui leur ont été transmises dans ce cadre. Toutefois, ceci ne semble pas suffisant aux yeux de certains propriétaires qui souhaitent intenter une action en justice.