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jour de congé payé et férié en plus

Un «pont» cette année et deux l’an prochain



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De nombreux salariés vont profiter des «ponts» possibles pour passer du temps en famille. (Photo: Shutterstock)

La Chambre a voté ce mercredi un jour de congé payé de plus ainsi qu’un jour férié légal supplémentaire. Cela va offrir la possibilité à de nombreux salariés de s’offrir plusieurs longs week-ends.

Il ne manque plus que la promulgation par le Grand-Duc et la publication officielle pour que le 9 mai devienne un jour férié légal – pour un total de 11 – et que le nombre minimal de congés payés passe de 25 à 26. Soit un total de 37 jours. Le projet de loi les instaurant a en effet été voté mercredi à la Chambre.

Ce qui fait entrer le Luxembourg dans le top 3 des pays européens où les salariés bénéficient du plus grand nombre de congés, payés et fériés confondus. L’Estonie fait mieux avec 40 jours, tout comme l’Autriche et Malte (38 jours). Mais on se démarque de loin des plus avares que sont les Pays-Bas (28 jours), l’Irlande et l’Allemagne (29 jours) et la Belgique (30 jours).

Le patronat, de manière générale, s’est toujours montré opposé  à ce qui est vu comme un double cadeau qui coûtera cher – le secteur de l’Horesca a avancé le chiffre de 5 millions d’euros  – et entraînera une perte de productivité. Alors que cette dernière est stagnante depuis 2000 . Sans oublier qu’il faudra assumer une tranche indiciaire  au dernier trimestre de cette année.

Le nez dans le calendrier

Ils ont en tout cas été nombreux à plonger le nez dans le calendrier afin de savoir s’il sera possible dès cette année d’envisager des «ponts», soit un week-end prolongé.

Pour 2019, ce sera le cas à au moins trois reprises. Les 9 mai (fête de l’Europe), 30 mai (Ascension) et 26 décembre (deuxième jour de Noël) tombent des jeudis. Demander un jour de congé le vendredi qui suit permettra de rêver à un week-end de quatre jours. Sans oublier que le 23 juin, jour férié en l’honneur de l’anniversaire du Grand-Duc, tombe cette année un dimanche. La loi prévoit alors que l’employeur doit offrir un jour de congé compensatoire à son salarié. À chacun de voir quand le demander lui conviendra le mieux.

C’est un rien moins bien en 2020. L’Ascension tombe évidemment toujours un jeudi, puisque située 40 jours après le dimanche de Pâques. Ce sera le 21 mai. Le 23 juin sera, pour sa part, un mardi. Restera à envisager un jour de congé le lundi 22 juin pour là aussi bénéficier d’un week-end de quatre jours.