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Aides étatiques

L’UEL salue un effort «sans précédent» pour l’économie



L'importance était, à ce stade, d’apporter de la confiance, indique Nicolas Buck, président de l’UEL. (Photo: Matic Zorman / archives)

L'importance était, à ce stade, d’apporter de la confiance, indique Nicolas Buck, président de l’UEL. (Photo: Matic Zorman / archives)

L’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL) souligne la pertinence du programme de stabilisation de l’économie présenté mercredi par le gouvernement en réponse à la phase actuelle de la crise. Un programme de 8,8 milliards d’euros (14% du PIB) qui est le fruit d’un dialogue public/privé.

Le ministre des Finances, Pierre Gramegna (DP), l’a lui-même souligné en préambule de sa présentation mercredi 25 mars. Le programme de stabilisation de l’économie , qui reprend 21 mesures pour aider voire sauver des entreprises en pleine crise du coronavirus, est le fruit d’un dialogue entre les instances étatiques d’une part et les représentants patronaux d’autre part.

Un «public-private partnership» qui reflète l’état d’esprit pragmatique et les chemins courts qui permettent au Luxembourg d’agir vite lorsque le vent souffle dans le sens contraire de l’économie.

«Ce programme illustre le modèle luxembourgeois caractérisé notamment par le pragmatisme et de rapidité», commente Nicolas Buck , président de l’UEL, quelques minutes après la présentation par les ministres Gramegna, Delles  (DP) et Fayot  (LSAP). «Ce programme montre aussi que le pays est capable, au-delà des annonces, de proposer rapidement des réponses consistantes, avec des projets de loi ad hoc. Ce programme représente un effort sans précédent pour l’économie et que nous saluons.»

Un programme et ses 21 mesures qui se déclinent autour de quatre objectifs:

- Répondre aux besoins de liquidités immédiats auxquels font face les entreprises;

- Faire face aux difficultés de trésorerie;

- Faciliter les emprunts des entreprises via un soutien étatique;

- Maintenir l’emploi.

«C’est un travail qui a été réalisé avec le monde des entreprises, les chambres et fédérations professionnelles», appuie Nicolas Buck. «Nous avons pu mesurer durant toutes les discussions préalables l’engagement du gouvernement pour faire en sorte que les entreprises puissent disposer de liquidité en cette période difficile et in fine, et c’est ce qui est le plus important, assurer le maintien de l’emploi.»

Six banques (la Spuerkeess, BGL BNP Paribas, la Bil, ING, Raiffeisen et la Banque de Luxembourg) se sont engagées aux côtés de l’État dans la garantie (85% pour l’État, 15% pour les banques) de crédits bancaires pour lesquelles l’État se porte garant, pour une enveloppe totale de 2,5 milliards d’euros.

«Ceci n’aurait pas été possible sans l’ABBL présidée par Guy Hoffmann et les dirigeants des six grandes banques», ajoute Nicolas Buck. «L’importance de ce programme était aussi de rétablir la confiance avec une intervention forte de l’État, des ministres qui s’engagent et des hauts fonctionnaires qui œuvrent sans relâche pour garantir l’activité économique et montrer des signaux de solidarité à l’égard des chefs d’entreprise.»

Après l’annonce, la priorité est désormais à la mise en place des mesures qui visent à répondre à l’urgence du moment. Soit un déroulement jusque mi-avril. Viendra ensuite une deuxième phase de relance économique dans un second temps.

Revoir la présentation du programme de stabilisation de l’économie: