POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Sommet en vidéoconférence

L’UE doit tenter de rapprocher le Nord et le Sud



L’Allemagne d’Angela Merkel doit prendre la présidence de l’UE le 1 er  juillet. Une chance pour le plan de relance? (Photo: Shutterstock)

L’Allemagne d’Angela Merkel doit prendre la présidence de l’UE le 1 er juillet. Une chance pour le plan de relance? (Photo: Shutterstock)

Les chefs d’État et de gouvernement des 27 se retrouvent ce 19 juin pour un sommet en vidéoconférence. Ils doivent mener un premier tour de table sur le projet d’un plan de relance de 750 milliards d’euros mis sur la table par la Commission.

Les dirigeants européens tiendront un sommet sous forme de vidéoconférence ce vendredi 19 juin. Au programme, il sera surtout question du plan de relance de 750 milliards qu’a présenté la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, le 27 mai dernier, ainsi que du budget pluriannuel 2021-2027.

Il ne faut pas attendre de décision au terme de ces premiers débats à 27 sur le sujet. Pour réellement avancer sur le plan de relance, un sommet «physique» devrait être organisé. Mais ce sera en tout cas l’occasion de voir la position des uns et des autres, alors qu’il est question de dette commune à hauteur de 500 milliards d’euros – plus 250 milliards sous forme de prêts – pour pouvoir aider les pays qui ont le plus souffert de la crise sanitaire.

Macron et Merkel en tandem

Les positions sont plus ou moins claires. L’Allemagne et la France soutiennent le plan de relance. La première initiative avait d’ailleurs été lancée par le tandem Macron-Merkel , il y a tout juste un mois.

Jeudi 18 juin, devant les députés allemands, la chancelière allemande a insisté sur son souhait qu’un accord soit trouvé avant la fin du mois de juillet au niveau du Conseil – avant la pause estivale des institutions européennes –, ce qui permettrait de boucler le projet avant la fin de l’année.

Le principal écueil reste l’opposition des pays nordiques – Pays-Bas, Suède, Danemark et Autriche – qui rechignent à participer à la remise sur pied de l’Italie avec des subventions plutôt que des prêts et sans qu’un programme de réforme structurel ne lui soit imposé en contrepartie.

La chance de ce projet est sans doute le fait que l’Allemagne prenne la présidence de l’Union européenne le 1er juillet prochain. Et que sa chancelière, que l’on aurait plutôt vue du côté des pays frugaux il n’y a pas si longtemps, semble cette fois déterminée à faire triompher la solidarité européenne pour assurer l’avenir de l’Union.

J’espère que tous les États membres agiront dans un esprit de compromis face à cette situation sans précédent.

Angela Merkel,  chancelière allemande

Reste donc à convaincre les «quatre frugaux» que le maintien en bonne santé de leurs voisins européens sera bénéfique, à terme, pour l’ensemble des pays de l’UE.

«La situation est loin d’être facile, mais j'espère que tous les États membres agiront dans un esprit de compromis face à cette situation sans précédent», a commenté Angela Merkel depuis Berlin.