Yimeng Zhang, VP de l’ingénierie chez Pony.ai, Roly Heinisch et Emile Weber, Managing Partners du Groupe Emile Weber, lors de l’annonce de l’accord entre les deux entreprises, fin octobre 2024. (Photo: Laurent Blum/Emile Weber)

Yimeng Zhang, VP de l’ingénierie chez Pony.ai, Roly Heinisch et Emile Weber, Managing Partners du Groupe Emile Weber, lors de l’annonce de l’accord entre les deux entreprises, fin octobre 2024. (Photo: Laurent Blum/Emile Weber)

Le ministère de la Mobilité et des Travaux publics a délivré la première autorisation de test pour trois robotaxis du géant Pony.ai, en partenariat avec Emile Weber. Une première apparition de ces voitures autonomes de niveau 4 (sur 5 au maximum) au Luxembourg est imminente.

Le Luxembourg avance. De manière autonome. Et en appuyant sur l’accélérateur du développement des voitures autonomes. Ce jeudi, Pony annonce avoir obtenu la première licence de test pour des véhicules autonomes de niveau 4 (5 étant le maximum), ce qui place le pays au cœur d’une révolution en marche, déjà en Chine, aux États-Unis et en Corée du Sud.

«La délivrance d’un permis de test marque une importante étape décisive pour le futur de la mobilité», commente la ministre de la Mobilité et des Travaux publics, (DP). «La conduite autonome est une innovation majeure qui peut transformer nos vies quotidiennes. Le gouvernement est heureux de soutenir des entreprises comme Pony.ai dans le développement de leurs technologies et est attaché à soutenir des initiatives qui rendent la mobilité plus sûre et plus efficace.»

«Pony.ai est honorée d’être parmi les premières entreprises à obtenir un permis pour tester des véhicules autonomes au Luxembourg», lui a répondu le fondateur et CEO de Pony.ai, James Peng. «Établir notre hub européen au Luxembourg renforce notre engagement à en faire une destination leader de la mobilité autonome en Europe. Et cet engagement renforce aussi notre partenariat avec Emile Weber, un des transporteurs les plus respectés de la région.»

Pour rappe Les premières voitures devraient être des Hyundai Kona électriques. «À partir du 28 mars 2025, et pour une durée d'un an, Pony.ai sera autorisée à circuler dans les limites de la commune de Lenningen. Lors de leur circulation sur la voie publique, les trois véhicules faisant partie du projet devront afficher un signe distinctif ‘essai scientifique’. De plus, ils seront obligatoirement occupés par des personnes dûment formées pour superviser les essais», fait savoir le ministère dans un communiqué séparé.

250 robotaxis déjà en service

Née en 2016, Pony opère déjà une flotte de 250 robotaxis qui ont déjà parcouru 40 millions de kilomètres. L’entreprise a une licence dans les quatre plus grosses villes de Chine (Pékin, Guangzhou, Shanghai, Shenzhen) et a commencé à offrir le service qui sera testé au Luxembourg dans trois de ces quatre villes (sauf à Shanghai). Principalement des Toyota et des Hycan. Récemment, elle a annoncé aussi son intention de fournir des services de transport sans conducteur (pour l’instant pour les employés) à l’aéroport international de Hong Kong, un des aéroports les plus fréquentés au monde.

Pony.ai est entrée en bourse le 27 novembre 2024 au Nasdaq: elle a levé environ 260 millions de dollars en vendant 20 millions d’actions à 13 dollars chacune. Cette IPO a valorisé Pony.ai à environ 4,55 milliards de dollars, une diminution par rapport à sa valorisation de 8,5 milliards de dollars en 2022. Sur le plan financier, Pony.ai a publié ses résultats non audités du quatrième trimestre et de l’année complète 2024 en mars 2025. L’entreprise a enregistré des revenus record de 75,0 millions de dollars pour l’année, soit une augmentation de 4,3% par rapport à 2023.

En janvier 2025, elle est devenue la première entreprise en Chine à recevoir l’autorisation pour des tests de pelotons de camions autonomes traversant plusieurs provinces. En mars 2025, Pony.ai a annoncé son intention de déployer plus de 1.000 robotaxis cette année et vise une flotte de plus de 10.000 véhicules d’ici trois ans, avec pour objectif d’atteindre la rentabilité d’ici 2029.