POLITIQUE & INSTITUTIONS — Justice

«Casier judiciaire bis»

La transparence s’arrête à la protection des données



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Le procureur général d’État Martine Solovieff avait convoqué la presse la semaine dernière afin d’expliquer en toute transparence JuCha, l’application de traitement de la chaîne pénale, en cause dans les accusations du candidat à un poste de référendaire qui avait été éconduit. (Photo: Nader Ghavami/Archives)

Le Parquet général explique pourquoi il ne peut montrer son outil de gestion administrative des affaires pénales.

La polémique s’est à peine dégonflée après la conférence de presse donnée par le procureur général d’État Martine Solovieff et son adjoint Jeannot Nies la semaine dernière.

Toujours sous le feu des projecteurs, JuCha, l’application informatique renseignant les différentes étapes d’une affaire pénale depuis le rapport de police jusqu’à la décision de justice s’il y a lieu, intrigue et interpelle .

L’adaptation aux nouvelles normes de la protection des données personnelles est en cours.

Parquet général

«Eu égard aux dispositions réglant la protection des données, au principe du secret de l’instruction ainsi qu’à ses propres règles déontologiques, la Justice ne peut pas faire la démonstration publique de son outil de gestion administrative des affaires pénales», justifie le Parquet général dans un communiqué jeudi après-midi, soulignant sa volonté de «procéder avec la plus grande transparence possible pour maintenir la confiance du justiciable dans son fonctionnement».

Le Parquet général ajoute que «l’adaptation aux nouvelles normes de la protection des données personnelles est en cours», un processus dans lequel «tant la Commission nationale pour la protection des données que l’Autorité de contrôle judiciaire sont impliquées».

Fait rare, le Parquet général invite à aller consulter la présentation faite lors de sa conférence de presse (voir ci-dessous).