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Pandémie

Traitement et vaccin émergent contre le Covid-19



Au Royaume-Uni, au sein de l’université d’Oxford, des scientifiques de l’institut Jenner auraient pris une avance considérable dans l’élaboration d’un vaccin. (Photo: Shutterstock)

Au Royaume-Uni, au sein de l’université d’Oxford, des scientifiques de l’institut Jenner auraient pris une avance considérable dans l’élaboration d’un vaccin. (Photo: Shutterstock)

La recherche est mobilisée pour trouver une solution face au coronavirus, et des signes d’espoir apparaissent: au Royaume-Uni, un vaccin pourrait être disponible plus vite que prévu, tandis qu’en France, un traitement contre les cas graves semble être efficace.

Un traitement en France, un vaccin au Royaume-Uni: des espoirs naissent dans la lutte contre le Covid-19.

En France, les chercheurs de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) espèrent avoir trouvé un début de traitement pour les cas graves de coronavirus, selon le journal Les Echos .

L’AP-HP n’a pas dévoilé les résultats, ceux-ci n’ayant pas été approuvés par le comité de lecture de la revue scientifique qui pourrait les publier. Mais il a tout de même déclaré dans un communiqué que «le tocilizumab améliore significativement le pronostic des patients avec pneumonie Covid moyenne ou sévère».

129 patients, tous sous oxygène – signe d’une forme grave de la maladie – ont été inclus dans le cadre de l’essai thérapeutique Corimuno, qui est parvenu à diminuer le risque de passage en réanimation et d’accroître les chances de survie. Mais on ne sait pas encore dans quelle proportion.

La molécule tocilizumab, commercialisée sous le nom d’Actemra par le laboratoire Roche, ne s’attaque pas au virus lui-même, mais à l’inflammation qui survient généralement huit jours après l’infection. Les effets secondaires seraient rares et l’approvisionnement ne présenterait pas de difficultés particulières.

Des millions de doses dès septembre

Au Royaume-Uni, au sein de l’université d’Oxford, des scientifiques de l’institut Jenner ont pris une avance considérable dans l’élaboration d’un vaccin, annonce le New York Times . Ils avaient en effet déjà prouvé l’absence de danger de leur produit, notamment lors de tests l’année dernière contre un précédent coronavirus.

Ils ont donc pu passer directement à l’étape suivante et programmer une série de tests incluant plus de 6.000 personnes d’ici la fin du mois prochain, espérant cette fois-ci démontrer l’efficacité de ce nouveau vaccin.

En cas d’approbation en urgence par les régulateurs, les scientifiques d’Oxford estiment que les premiers millions de doses pourraient être disponibles d’ici septembre.