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L’événementiel se prépare à la reprise avec le label «Safe to meet»



La LEA prépare la reprise des événements business en toute sécurité pour le 24 juillet. (Photo: Shutterstock)

La LEA prépare la reprise des événements business en toute sécurité pour le 24 juillet. (Photo: Shutterstock)

Les professionnels du secteur se préparent à reprendre les événements business en toute sécurité à partir du 24 juillet. Respect des distances, contrôle des flux,… La Luxembourg Event Association crée le label «Safe to meet» pour assurer le retour de la confiance en plus de celle des visiteurs.

Totalement à l’arrêt depuis plusieurs mois à cause du Covid-19, le secteur de l’événementiel piaffe d’impatience. Ses professionnels se préparent à reprendre des activités, théoriquement à partir du 24 juillet avec les événements business.

Dans ce contexte, la  toute jeune Luxembourg Event Association (LEA) va lancer son label «Safe to meet» pour septembre. Un guide des bonnes pratiques en cinq points pour recommencer à organiser des événements, en toute sécurité:

- l’analyse des risques, selon la taille du lieu, le nombre d’invités;

- l’organisation de l’espace: séparer les entrées et sorties, etc.;

- la gestion des flux: connaître précisément la liste d’invités pour pouvoir retracer en cas de contamination;

- le respect des règles d’hygiène, en renforçant la fréquence de nettoyage des surfaces;

- la formation du personnel et l’information des invités sur ces règles, par des affiches, un marquage au sol, etc.

Comme le «Safe to serve» de l’Horesca  dont il s’est inspiré, le label «Safe to meet» n’est pas obligatoire pour rouvrir et ne s’accompagne pas de contrôles supplémentaires. L’outil sert surtout à retrouver la confiance des clients.

Un élément-clé pour la reprise, selon Charles Schroeder, président de la LEA et de ses 60 membres. «C’est important de souligner que le secteur est prêt pour qui veut lancer un événement d’entreprise. À partir du 24 juillet, nous pourrons de nouveau organiser des conférences, salons, séminaires: c’est un début. L’événementiel a une connotation négative quant à la propagation du virus. Il faut démontrer que toute une catégorie d’événements peut se faire dans les circonstances actuelles. Il faut bien sûr les distinguer. Un concert pop ne va pas pouvoir avoir lieu en septembre.»

80% de chiffre d’affaires en moins

Quoi qu’il en soit, «la demande restera faible», s’inquiète-t-il. Les entreprises réfléchiront encore à deux fois avant d’organiser des événements business, sans compter celles qui poursuivent le télétravail. Charles Schroeder estime qu’en moyenne, le chiffre d’affaires du secteur sera amputé de 80% en 2020. Il n’a pas connaissance de faillites pour le moment. «Mais c’est une question de temps.»

Le président de l’association événementielle remercie le gouvernement pour son fonds de soutien au secteur. Présent lors de la présentation du label ce jeudi 2 juillet via un webinar, Lex Delles (DP), ministre du Tourisme, a d’ailleurs ajouté: «Le Luxembourg a tous les atouts pour devenir une destination de référence dans le segment des événements professionnels. Notre plan de relance permettra de développer ce potentiel et de positionner le Luxembourg en tant que destination de référence.»

De gauche à droite, Charles Schroeder (président de la Luxembourg Event Association), Carole Platz (Emotion), Michele Vallenthini (modératrice), Lex Delles, François Lafont, François Koepp (directeur de l’Horesca), parmi les intervenants au webinar de jeudi matin. MECO

De gauche à droite, Charles Schroeder (président de la Luxembourg Event Association), Carole Platz (Emotion), Michele Vallenthini (modératrice), Lex Delles, François Lafont, François Koepp (directeur de l’Horesca), parmi les intervenants au webinar de jeudi matin. MECO