POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Premier bilan du LCTO

Tourisme à Luxembourg-ville: touché mais pas coulé



Les touristes lointains ont disparu et pour les visiteurs des pays limitrophes, les classifications sanitaires ont pesé sur leur fréquentation de la capitale. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Les touristes lointains ont disparu et pour les visiteurs des pays limitrophes, les classifications sanitaires ont pesé sur leur fréquentation de la capitale. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Le Covid-19 a fait chuter la fréquentation touristique dans la capitale, mais le LCTO souligne quelques éclaircies au tableau, comme le succès des visites du palais grand-ducal.

«Comme on pouvait s’y attendre, il y a moins de touristes à Luxembourg-ville», lance d’emblée Tom Bellion , directeur du Luxembourg City Tourist Office (LCTO). «On est à peu près à un tiers des visiteurs accueillis l’an dernier en ce qui concerne notre bureau d’accueil au Knuedler», dit-il. Alors qu’ils étaient près d’un millier au meilleur jour d’août 2019, le LCTO n’en a recensé que 353 un an plus tard.

Comme d’autres capitales européennes, Luxembourg se retrouve dépouillée des groupes de visiteurs venus de Chine ou des États-Unis, tandis que le tourisme de proximité se voit freiné par les classifications sanitaires.

Si, habituellement, les Allemands sont les premiers visiteurs selon le LCTO, leur part a fondu comme neige au soleil cet été, effet de la «liste rouge» oblige. Idem pour les touristes belges, tandis que les Français sont présents, mais timidement.

«En revanche, il semble que le nord et l’est du pays ont fait le plein», remarque Tom Bellion. Ces destinations comptent de nombreux campings, souvent prisés des touristes néerlandais. Ceux-ci se sont aussi fait entendre dans la capitale, mais difficile pour l’heure de dire s’ils étaient plus nombreux qu’à l’accoutumée vu le faible volume de fréquentation touristique globale, prévient le LCTO. Quant à un possible effet «Vakanz Doheem», son diagnostic semble délicat vu que rares sont les résidents à avoir besoin de plans de la ville pour s’y déplacer, par exemple.

«Il y a beaucoup moins d’intérêt en ce moment pour les visites guidées», constate Tom Bellion, qui souligne toutefois un succès à l’horizon: les visites du palais grand-ducal ont non seulement été maintenues malgré le contexte sanitaire, mais, en plus, elles ont affiché un taux de remplissage proche des 90%.

En petits groupes et masqués

Les activités les plus prisées demeurent la City Promenade et le circuit Wenzel. Par contre, la taille des groupes a été réduite à neuf participants pour un guide, soit trois fois moins que la jauge maximale habituelle. Bien entendu, le port du masque est de rigueur et les visites se font uniquement à pied.

Sur les 170 guides inscrits au LCTO en tant qu’indépendants, une centaine a manifesté son souhait de reprendre ses activités lors de cet été marqué par la crise sanitaire.

«Ce que nous essayons de faire pour les mois à venir, c’est de mettre en avant notre capacité d’organiser des visites guidées sur mesure», souligne Tom Bellion. «Nous voyons des lueurs d’espoir quand on entend qu’il pourrait y avoir un vaccin pour Noël», poursuit-il. Après un été résolument morose, le LCTO veut voir le verre à moitié plein: les vols vers et depuis la Chine ont repris, le pic des infections se conjugue désormais au passé et la curiosité des visiteurs demeure titillée notamment par des outils informatiques développés pour découvrir virtuellement les trésors touristiques du pays. «On reste optimistes sur le fait que les choses reviennent à une plus grande normalité», conclut le directeur.