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Accord fiscal

Télétravail: feu vert pour les travailleurs allemands



Un accord a été trouvé pour permettre aux travailleurs allemands de télétravailler jusqu’à la fin de cette année sans craindre une désaffiliation à la sécurité sociale luxembourgeoise. (Photo: Shutterstock)

Un accord a été trouvé pour permettre aux travailleurs allemands de télétravailler jusqu’à la fin de cette année sans craindre une désaffiliation à la sécurité sociale luxembourgeoise. (Photo: Shutterstock)

Les travailleurs frontaliers qui résident en Allemagne pourront continuer à télétravailler, s’ils le peuvent, jusqu’à la fin de l’année sans craindre une désaffiliation à la sécurité sociale luxembourgeoise.

L’accord a été trouvé sur le fil, car le précédent arrivait à échéance ce mercredi. Les travailleurs frontaliers allemands vont pouvoir, quand cela est possible, continuer à télétravailler sans craindre une désaffiliation à la sécurité sociale luxembourgeoise. Et ce, jusqu’au 31 décembre de cette année, au moins.

Sur le plan fiscal, ceux qui résident en Allemagne mais travaillent au Luxembourg ont droit à 19 jours de travail hors du pays de leur contrat de travail avant de redevenir imposables dans celui où ils vivent. Un quota «gelé» dans le cadre de la crise sanitaire, et dont la prolongation se fait de manière tacite de mois en mois.

Sur le plan social, par contre, il était nécessaire que les deux pays trouvent un nouvel accord. En effet, si un travailleur résidant en Allemagne travaille plus de 25% de son temps hors du Luxembourg, il ne sera plus affilié à la sécurité sociale luxembourgeoise. Ce qui est prévu dans la législation européenne. C’est l’immunisation de cette mesure qui a donc été prolongée jusqu’à la fin de cette année. 

«La prolongation de cette mesure permet de limiter la propagation du virus qui, malgré tous les efforts, continue d’avoir un impact important sur notre quotidien. Elle témoigne aussi des liens forts entre nos deux pays. Nous devons combattre ce fléau ensemble, dans le respect des principes fondamentaux de l’Union européenne», s’est félicité Romain Schneider (LSAP), ministre de la Sécurité sociale.