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Restauration collective

Le télétravail freine la reprise chez Sodexo



Pas de plan social en vue chez Sodexo Luxembourg malgré la crise, selon son CEO. (Photo: Sylvain Jolibois / Archives)

Pas de plan social en vue chez Sodexo Luxembourg malgré la crise, selon son CEO. (Photo: Sylvain Jolibois / Archives)

La recrudescence de cas positifs au Covid-19 touche Sodexo Luxembourg, qui note une baisse de la demande dans les entreprises et institutions. Mais elle assure ne prévoir aucun plan social, contrairement à l’entité française du groupe.

Alors que Sodexo annonce la suppression de plus de 2.000 postes en France (environ 7% de l’effectif), après la Belgique fin août (380 emplois), aucun plan social n’est envisagé au Luxembourg. «Eux sont impactés d’une manière, nous sommes impactés d’une autre manière», assure simplement Julien Demoulin , directeur général de l’entreprise de services au Grand-Duché, qui ne souhaite pas faire de lien entre les différentes situations.

Son activité se partage équitablement au Grand-Duché entre les seniors, les hôpitaux et établissements scolaires et les entreprises et institutions, à qui elle fournit principalement des services de restauration collective.

«Depuis septembre, nous avons remarqué une reprise progressive de nos activités», souligne-t-il. «Dans les secteurs hospitaliers, scolaires et seniors, nous sommes quasiment revenus au niveau d’avant-Covid.»

200 équivalents temps plein en chômage partiel

Le retour est plus lent dans les entreprises et institutions, où beaucoup de salariés restent en télétravail. Là, l’activité est à 30-35% de son niveau habituel et a encore diminué ces derniers jours après l’annonce de nouvelles mesures de restriction. La société a d’ailleurs dû réorganiser ses restaurants pour imposer une limite de quatre personnes par table, en faisant en sorte de laisser des places vides entre chacun, et proposer des plats à emporter pour ceux qui alternent entre présence au bureau et homeworking. La partie événementielle est quant à elle quasiment à l’arrêt.

«L’automne va être compliqué», admet le CEO. Son chiffre d’affaires dépendra beaucoup de l’évolution de la pandémie et des mesures pour l’endiguer. En tout, il est en baisse d’environ 22% en septembre 2020 par rapport à l’an dernier. Julien Demoulin espère une amélioration en octobre.

«Il faut faire preuve de résilience», commente-t-il en restant optimiste. L’entreprise a mis en place une «cellule de mobilité» pour les salariés. Elle permet par exemple à un agent de restauration, dont l’activité est arrêtée, d’aller s’occuper du nettoyage ailleurs, où la demande reste importante. Une vingtaine de transferts de ce genre ont déjà été effectués.

Malgré tout, 600 personnes étaient encore en chômage partiel plusieurs jours sur le mois en septembre. Elles correspondent en fait à 200 temps pleins, puisque l’entreprise évite de laisser des salariés trop longtemps à la maison. À titre de comparaison, près de la moitié des 2.300 employés étaient concernés fin mars, au cœur de la première vague.