POLITIQUE & INSTITUTIONS — Economie

Étude ILR

Les tarifs télécoms font toujours le grand écart



249606.jpg

Les différences restent importantes en téléphonie mobile entre les différentes offres. (Photo: Maison Moderne)

L’ILR vient de publier une étude sur les tarifs des sociétés de télécommunication. Il pointe des différences encore importantes d’un produit à l’autre, mais aussi une baisse globale des tarifs en un an.

Le marché des télécoms a beau être hyper concurrentiel, des différences très fortes peuvent encore exister entre les diverses offres commerciales. C’est en tout cas le message qu’entend faire passer l’Institut luxembourgeois de régulation (ILR) dans une étude sur les tarifs des services de télécommunication, qu’il vient de publier.

«Le consommateur peut faire des économies notables suivant l’offre de services mobiles ou d’internet fixe qu’il aura sélectionnée», insiste l’ILR. Selon ses analyses faites en début d’année sur l’évolution du coût mensuel médian entre 2018 et 2019, en internet mobile, ce sont surtout les grands consommateurs qui peuvent réaliser des économies «substantielles», selon l’offre choisie.

Un consommateur qui fait un usage élevé en voix, SMS et data a ainsi le choix entre 10 offres. Le coût moyen mensuel calculé par l’ILR est de 27,65 euros. Cinq offres ont un coût inférieur. La moins chère est de 17 euros, la plus chère atteint 40 euros. Une différence de 276 euros sur base annuelle.

Pour comparer les services d’internet fixe, l’étude a analysé 16 profils selon les paquets proposés et la vitesse. En faisant simple, elle en conclut qu’en sélectionnant l’offre «triple play» (internet, TV et téléphonie fixe) la moins chère par rapport au coût moyen, il est possible de réaliser une économie annuelle de 385,8 euros.

La tendance est à la baisse

Au-delà de ces différences de prix, l’ILR note aussi que les offres sont devenues plus intéressantes et que, d’une année à l’autre, les coûts mensuels moyens ont diminué. En téléphonie mobile, c’est surtout le cas pour les abonnements destinés aux consommateurs les plus voraces. Pour le profil le plus élevé, le coût mensuel moyen a diminué de 9 euros en un an.