POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Fonds du logement

Tanson défend le recrutement de Vandivinit



248813.jpg

Jacques Vandivinit connaît bien la situation au Fonds du logement, pour avoir participé à l’audit ayant conduit à la réorganisation de la structure en 2017. (Photo: Étienne Delorme/Archives/Maison Moderne)

La ministre du Logement explique, dans sa réponse à une question parlementaire, les raisons qui ont conduit à la nomination de l’ex-PwC.

Annoncée le 4 juin dernier , la nomination de Jacques Vandivinit à la tête du Fonds du logement a fait grincer des dents. Le profil de l’impétrant a interpellé Marc Lies, «monsieur Logement» parmi les députés CSV, puisque M. Vandivinit «était, dans ses précédentes fonctions, l’auditeur de la société de consultance PwC, responsable de l’audit sur le Fonds du logement mené en 2015 et aboutissant à la réforme de ce dernier, que la Chambre a approuvée par la loi du 24 avril» 2017.

Une information dont le député souhaite confirmation par Mme Tanson, à laquelle il ajoute une interrogation concernant les «expériences de cette personne dans le domaine de la construction de logements et de l’urbanisme».

Sam Tanson répond au député que le conseil d’administration du Fonds du logement a porté son choix sur M. Vandivinit «dans le cadre d’un processus de sélection, mené à l’aide d’un bureau de recrutement, qui [l’] a identifié comme étant le plus approprié pour affronter les défis du Fonds du logement».

M. Vandivinit a avant tout été engagé en raison de sa grande expérience dans le domaine public, de ses compétences et de son approche concernant la direction d’équipes et de sa motivation expresse pour la mission du Fonds du logement.

Sam Tanson,  ministre du Logement

M. Vandivinit a effectivement travaillé avec l’équipe ayant mené l’audit organisationnel du Fonds, poursuit Mme Tanson. «Cette mission lui a apporté naturellement une bonne image des missions, des situations et des défis du Fonds du logement.» Elle insiste également sur le fait qu’il «connaît bien la structure et le monde du logement social», un élément vérifié par le bureau de recrutement lors de son entretien.

«M. Vandivinit est un économiste diplômé et détient en outre un MBA», précise Mme Tanson, soulignant ses «expériences professionnelles dans des entreprises européennes ou publiques». «M. Vandivinit a avant tout été engagé en raison de sa grande expérience dans le domaine public, de ses compétences et de son approche concernant la direction d’équipes et de sa motivation expresse pour la mission du Fonds du logement», conclut-elle.

Le Luxembourgeois de 42 ans a commencé sa carrière chez SES, avant de poursuivre sa carrière dans différents secteurs, comme l’aviation, les télécommunications ou la consultance.

En tant que directeur consultant chez PwC Luxembourg, il a accompagné durant les huit dernières années de nombreuses entités publiques nationales et européennes dans leurs projets de modernisation et de transformation.

Quatre ans de turbulences

Le futur directeur doit entrer en fonction le 15 septembre 2019. Une chose est certaine: il a effectivement une bonne idée des difficultés qui l’attendent dans une structure qui enchaîne les turbulences depuis le limogeage de Daniel Miltgen en 2015.

Critiqué pour la  faiblesse de son bilan  en termes de construction de logements, le Fonds du logement n’est toujours pas sorti des turbulences, en particulier au niveau de sa direction. Jacques Vandivinit succédera ainsi à Éric Rosin,  nommé en mai 2018  et  débarqué en janvier  après la découverte d’une  escroquerie de 800.000 euros , lequel avait remplacé Pitt Mathieu, qui  a jeté l’éponge  avant même son entrée en fonction prévue début 2018. Sans compter la  démission de Tania Fernandes  à l’issue d’une  réorganisation musclée , ou celle de son  successeur à la présidence du conseil d’administration, Claude Wagner .