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nomination

La succession de Yuriko Backes bientôt ouverte



Yuriko Backes est depuis le 1er juin la nouvelle maréchale de la Cour luxembourgeoise. (Photo: Maison Moderne/Archives)

Yuriko Backes est depuis le 1er juin la nouvelle maréchale de la Cour luxembourgeoise. (Photo: Maison Moderne/Archives)

Le poste de chef de la Représentation de la Commission européenne au Luxembourg qu’occupait Yuriko Backes, devenue maréchale de la Cour ce 1er juin, est désormais vacant. Un appel à candidatures est en cours de rédaction, le recrutement pourrait prendre plusieurs mois.

Depuis ce 1er juin, Yuriko Backes est la nouvelle maréchale de la Cour luxembourgeoise. Elle succède à Lucien Weiler, qui a fait valoir ses droits à la pension . Et cela à un moment où des réformes sont attendues au niveau de la Maison luxembourgeoise, le rapport de Jeannot Waringo demandé par le Premier ministre Xavier Bettel (DP) ayant pointé une série de dysfonctionnements.

Dès lors, le poste de chef de la Représentation de la Commission européenne au Luxembourg qu’elle occupait est désormais vacant. Il est évidemment politiquement stratégique alors que les négociations post-Brexit sont en cours et que le Luxembourg défend âprement le maintien de services européens sur son territoire.

La nomination sera effectuée au plus haut niveau puisque, explique-t-on à Paperjam, «c’est la DG Comm, en charge de la communication, qui va organiser le recrutement, mais la désignation se fait directement par le cabinet de la présidente de la Commission européenne».

On n’en est pas encore là. Le départ de Yuriko Backes s’est effectué très rapidement, et a donc pris tout le monde de court. «Actuellement, les équipes de Bruxelles sont occupées à préparer le dossier. Un appel à candidatures va être lancé en interne et en externe», indique Gilio Fonck, chef de la Représentation faisant fonction.

Des critères nombreux et pointus

Le profil recherché sera très détaillé, les critères à honorer seront nombreux et pointus. À tel point que trouver l’oiseau rare est parfois bien difficile. «Cela fait deux ans qu’une désignation est attendue pour la Représentation à Paris», pointe ainsi Gilio Fonck. Qui assure la transition «en tant que ‘faisant fonction’, puis ‘ad interim’ si la vacance dure plus de trois mois».

Et qui ne sait pas s’il sera lui-même candidat. «Tout dépend des critères. Il se pourrait que l’on exige une expérience diplomatique que je n’ai pas. On ne le saura que dans quelques semaines», conclut-il.