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Formation

Succès de l’enseignement à distance pour Succy



Le programme de formation à l’enseignement à distance de Succy a séduit 375 professeurs luxembourgeois pendant le confinement. (Photo: Shutterstock)

Le programme de formation à l’enseignement à distance de Succy a séduit 375 professeurs luxembourgeois pendant le confinement. (Photo: Shutterstock)

Succy s’est adaptée à la crise en proposant des cours à distance sur… comment donner des cours à distance. Une réussite qui pousse la start-up à poursuivre cette méthode.

«Comment assurer un cours à distance?» Beaucoup d’enseignants se sont posé la question pendant le confinement. Succy a tenté de leur répondre.

La start-up belge travaille depuis 2017 avec l’Institut de formation de l’éducation nationale (Ifen) pour former les enseignants luxembourgeois à l’utilisation du numérique. Sur les mois de mai et de juin, elle a donné cours à 375 professeurs, soit le double qu’habituellement. Elle a donc adapté le contenu de ses formations à la demande, mais aussi leur format, en les assurant sous forme de webinars. Elle a essayé de les rendre interactifs en proposant aux professeurs d’envoyer des exercices à leurs responsables pédagogiques, entrecoupés d’échanges et de feed-back, au lieu de neuf heures de théorie par webcam.

«La méthode a beaucoup plu», estime Antoine Hubert, directeur de Succy, qui souhaite la poursuivre dans les années à venir. Il note que, si la technique s’est rapidement mise en place au Luxembourg, «il y a eu moins de réactivité dans les instituts de formation belges».

50% d’activité au Luxembourg

Le marché luxembourgeois semble en effet porteur. Fondée en 2017 en Belgique, Succy a créé une filiale luxembourgeoise en 2019. «Depuis 2020, on est à 50/50 au niveau de l’activité entre les deux pays. Nous allons vers de plus en plus de Luxembourg», calcule Antoine Hubert.

Son entreprise a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 700.000 euros entre juillet 2019 et juin 2020. Même si la crise lui a fait gagner en clients, beaucoup de projets physiques ont aussi été annulés. Le CEO espère donc un résultat au moins similaire pour l’année prochaine.

Antoine Hubert,  Zélia Baillargea, Corto De Smedt et Kathy Spigt composent l’équipe de Succy. (Photo: Succy)

Antoine Hubert,  Zélia Baillargea, Corto De Smedt et Kathy Spigt composent l’équipe de Succy. (Photo: Succy)

La jeune pousse ne manque pas de projets. Dans les prochains mois, elle va poursuivre le développement pour le Luxembourg Institute of Science and Technology (List) de Kniwwelino , outil pour apprendre à coder en s’amusant. À la rentrée, elle lancera justement des formations sur la programmation, mais aussi sur l’impression 3D. Elle devrait également entamer à la même période une tournée des collèges avec ses «escape rooms» portatives, conçues pour que la Fedil puisse promouvoir les métiers de l’industrie chez les plus jeunes. Pour porter au mieux ces projets, l’équipe de quatre personnes devrait s’agrandir pour passer à sept d’ici 2021.