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Round 1

«Start-up Stories»



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Le premier round se déroulera le 20 mars dans les locaux de la House of Startups. (Photo: Maison Moderne)

La série «Start-up Stories», parrainée par la Bil, rythmera l’année du Paperjam Club, avec 5 événements mettant en avant chaque fois 10 start-up locales dans un concours de pitchs percutants et passionnés. Objectif: la finale, qui se déroulera en décembre.

En amont de l’événement «Start-up Stories: Round 1», hosté par le Luxembourg City Incubator dans les locaux de la Host, le mercredi 20 mars prochain, nous vous présentons les 10 start-up dans une compilation best of de leur interview «3 questions à».

Vous retrouverez sur scène Esplendor, Hydrosat, Tillit, Squareboard, Zenview, Zortify, Hopes, Sumy, Bim-Y et Zero.1 pour un pitch de trois minutes challengé en live par notre jury d’experts.

1. D’où vous est venue l’idée de votre start-up?

Jean-Yves Marié, Bim-Y.- «Nous avons créé une première entreprise en 2013 spécialisée en service après-vente dans le secteur du bâtiment et en consultance dans le cadre d’expertises. Ce fut l’occasion de constater un véritable problème de traçabilité en matière d’historique de maintenance, de même que pour obtenir les documentations ‘as built’ des bâtiments.

Nous avons alors voulu développer une solution qui permettrait de pallier ce problème, tout en incorporant des technologies innovantes telles que le building information modelling ou l’intelligence artificielle.

Agnella Serafin, Zenview.- «Je travaillais dans une grande multinationale, où mes collègues ont développé des maladies du travail assez sérieuses. Je savais que j’avais besoin de créer un outil, toujours disponible pour les employés, et capable de proposer une pause relaxante de quelques minutes. C’est à ce moment-là que j’ai rencontré mon co-founder, qui avait des compétences sur la création en VR, et nous avons vite compris que la technologie serait notre alliée pour créer cet espace virtuel.

2. De l’idée à sa concrétisation, il n’y a qu’un pas... et pourtant. Quel a été l’élément déclencheur de votre aventure entrepreneuriale?

Kim Bliksas, Tillit.- «Pour nous, ça a été ce fameux premier client. La première personne qui a été prête à payer pour le service que l’on offrait. C’est ce qui a tout déclenché. 

Romain Guillaud, Hopes.- «Travailler pour Tesla, qui est une entreprise très innovante, avoir rencontré des partenaires avec qui nous avons pu brainstormer et avec qui nous nous sommes lancés dans l’entrepreneuriat. L’élément déclencheur a toutefois été d’avoir participé à Fit4Start, concours prestigieux qui nous a permis de créer une structure. Nous avons ainsi cessé d’être des électrons libres et avons pu nous associer officiellement en formalisant ce qui n’était jusqu’alors que de l’engagement verbal. Nous avons pu poser nos idées sur papier, faire des études de marché et nous rendre vraiment compte de la réalité de terrain.

3. Quelles sont les qualités nécessaires pour lancer sa start-up?

Royce Dalby, Hydrosat.- «L’ingrédient le plus important, ce sont les personnes qui construisent la société, et Hydrosat a démarré avec une équipe fantastique. Nous travaillons chaque jour pour l’étendre. Deux de mes co-founders, Jakob van Zyl and Yunjin Kim, sont des experts en imagerie de la Nasa. Mon troisième co-founder, Pieter Fossel, a travaillé avec moi pendant des années chez Avascent, où nous conseillions des compagnies du secteur aerospace de multiples pays.

Nous recrutons en ce moment des ingénieurs et data analysts, et augmentons aussi nos capacités au travers de partenaires extérieurs, comme le Luxembourg Institute of Science & Technology (List) et EarthLab Luxembourg. Notre staff est notre futur.

Hinde Boulbayem, Sumy.- «Je dirais qu’une discipline stricte, de la résilience et le leadership sont les trois ingrédients majeurs pour atteindre le haut du panier de l’écosystème start-up.

4. Avez-vous un conseil à donner à celles et ceux qui hésitent encore à se lancer?

Dirk Neugebauer, Esplendor Group.- «Vous devez croire en vous et vos idées, quoi qu’il se passe. Vous devez avoir la volonté de gagner chaque mètre en plus. Vous avez besoin de l’équipe et de la culture de la confiance pour parvenir à vos objectifs.

Pour finir, votre solution doit délivrer de la valeur pour le bien commun, et pas uniquement pour le business.

5. On entend souvent qu’il est essentiel de faire des erreurs. Qu’en pensez-vous?

Xavier Schaeffer , Squareboard.- «C’est une question un peu personnelle, puisque j’ai monté un certain nombre d’entreprises. J’ai connu des réussites, mais quand même plus d’échecs.

Il se trouve que j’ai en quelque sorte eu le syndrome du ‘gagnant du loto’, car ma première entreprise (Zap.lu) a vraiment très bien marché, et à l’issue, j’avais l’impression que j’allais tout réussir. Mais en définitive, non. Plus on essaye, plus on a de chances de se ‘planter’. Et c’est ce qui m’est arrivé.

En tant qu’entrepreneur, on va inévitablement faire des erreurs, plus ou moins coûteuses. Après coup, il faut toujours prendre le temps de bien réfléchir à ce qu’on a fait en termes de choix et d’actions, et en tirer des leçons pour la vie. Pour moi, c’est important d’échouer, parce que ça forge le caractère et ça permet surtout d’éviter de refaire les mêmes erreurs deux fois.»

Marc Fleschen, Zero.1.- «Les erreurs sont bonnes. Beaucoup de bons produits existent grâce à des erreurs, le micro-onde était supposé être un radar. Les erreurs sont aussi un excellent facteur pour faire grandir l’expérience et les connaissances dont vous aurez besoin tout au long de votre parcours, en particulier quand ce sera dur.

Le monde des start-up est difficile, beaucoup de candidats et très peu d’élus, et cela dépend de facteurs très variés, comme les financeurs (VC, angels), des compétiteurs, l’équipe que vous avez créée. Le succès, c’est surpasser toutes ces erreurs et embûches possibles, et la résultante est l’expérience que vous en avez tiré, comme pierre angulaire de vos avancements futurs.»

Florian Feltes, Zortify.- «J’aurais tendance à ne pas être d’accord avec la tournure de la question. Nous avons créé un outil qui analyse les personnalités et les potentiels des candidats dans les process de sélection, et nous ne pouvons pas nous permettre de faire d’erreur. En revanche, je pense que l’attitude et la culture de l’échec sont importantes. Nous savons que les erreurs peuvent arriver, mais faisons tout pour les éviter. Quand elles arrivent, nous les analysons et gérons les conséquences de façon constructive, cela fait partie de notre process depuis le début.»

Vous pouvez vous inscrire au «Start-up Stories: Round 1» sur le site du Paperjam Club .

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