ENTREPRISES & STRATÉGIES — Immobilier

Espaces de travail

Spaces vise grand au Luxembourg dans le coworking



Après le boulevard Royal à l’été, Spaces et son directeur pour le Luxembourg William Willems regardent déjà vers la Cloche d’Or. En attendant d’autres sites. (Photo: Matic Zorman)

Après le boulevard Royal à l’été, Spaces et son directeur pour le Luxembourg William Willems regardent déjà vers la Cloche d’Or. En attendant d’autres sites. (Photo: Matic Zorman)

La marque sœur de Regus vient d’inaugurer ce qui est le plus grand centre de travail partagé au Luxembourg. Spaces compte sur ses 6.400m² situés à deux pas de la gare pour imprimer sa marque, avant d’autres ouvertures.

«Le coworking n’est pas un effet de mode.» William Willems, le directeur général de Spaces Luxembourg, défend un créneau dans lequel la maison mère, IWG, est déjà active depuis une vingtaine d’années sous d’autres formes avec sa marque de business centers Regus.

Car les derniers mois ont été marqués par la déroute financière de WeWork, la start-up américaine dont la valorisation affichait des niveaux astronomiques, jusqu’à 47 milliards de dollars. Mais la réalité financière et des résultats ont rattrapé l’ambition de son fondateur Adam Neumann, forcé de quitter un navire sauvé du naufrage par le japonais Softbank.

Portefeuille et réseau

À l’heure de l’inauguration de ses premières installations au Luxembourg mercredi 19 février, Spaces préfère regarder vers l’avenir et se concentrer sur son fonctionnement plutôt que commenter en détail les affres de WeWork. Tant les deux cas semblent différents. «Nous sommes déjà cotés en bourse et nous sommes profitables» appuie William Willems. Les résultats du groupe IWG – basé en Suisse et coté à Londres – sont attendus pour le 3 mars prochain.

Le bâtiment Impulse, inauguré mercredi soir, est ouvert depuis novembre dernier. Edouard Olszewski  / archives Paperjam

En attendant ce qui pourrait valoir de baromètre du secteur, le patron de Spaces au Luxembourg détaille les ingrédients-clés pour que le concept d’espace de travail partagé ou coworking fonctionne et ne soit pas perçu comme un mirage: «Nous disposons d’un réseau mondial que nous pouvons mettre à disposition de nos clients. Nous leur proposons une plate-forme informatique essentielle pour leur travail et surtout, nous leur mettons à disposition plusieurs produits.»

Plusieurs marques d’espaces de travail (Regus, Spaces, HQ, No18...) qui permettent au groupe de toucher plusieurs publics. Si le nom Spaces fait penser au cadre de travail que recherchent les nouvelles générations avec des ambiances chaleureuses et l’esprit d’une famille sous un même toit, l’entreprise compte bel et bien sur des locataires stables et affichant une certaine dimension pour assurer la pérennité de son modèle.

Entre nomades et sédentaires

«Nos clients ont besoin de flexibilité et se rendent compte que notre offre leur permet de faire des économies sur les mètres carrés, tout en disposant d’un environnement de travail créatif, personnel et stimulant», ajoute William Willems.

eBay, Manpower et autres noms bien connus sont mis en avant – aux côtés de plus petites structures – comme éléments tangibles d’un besoin qui se chiffre souvent en plusieurs centaines de mètres carrés d’espaces de travail.

Spaces propose une affiliation – avec accès au Club Business (espace de coworking) durant les heures de bureau – dès 226 euros par mois, ou à 386 euros par mois pour un bureau privé avec accès au Club Business.

Spaces s’étend sur 6.400m² à la Gare. (Photo: Matic Zorman)

1 / 14

Le centre propose différents services, dont une salle de sport. (Photo: Matic Zorman)

2 / 14

La proximité de la gare représente un atout, à l’heure où la mobilité est un enjeu majeur pour de nombreuses entreprises. (Photo: Matic Zorman)

3 / 14

La question du bien-être au travail, un élément marketing. (Photo: Matic Zorman)

4 / 14

Le centre se divise en deux parties. Ici, l’accès vers l’arrière donnant sur la rue du Fort Neipperg. (Photo: Matic Zorman)

5 / 14

Spaces met en avant le design des lieux dans sa promotion. (Photo: Matic Zorman)

6 / 14

À la Gare, Spaces compte 159 bureaux trendy, 77 espaces de coworking et 6 salles de réunion. (Photo: Matic Zorman)

7 / 14

Le bâtiment s’étend sur sept étages. (Photo: Matic Zorman)

8 / 14

Au premier étage, le café-restaurant Superfoods’accueille aussi les non-résidents Spaces. (Photo: Matic Zorman)

9 / 14

À la Gare, Spaces compte 159 bureaux trendy, 77 espaces de coworking et 6 salles de réunion. (Photo: Matic Zorman)

10 / 14

À la Gare, Spaces compte 159 bureaux trendy, 77 espaces de coworking et 6 salles de réunion. (Photo: Matic Zorman)

11 / 14

À la Gare, Spaces compte 159 bureaux trendy, 77 espaces de coworking et 6 salles de réunion. (Photo: Matic Zorman)

12 / 14

À la Gare, Spaces compte 159 bureaux trendy, 77 espaces de coworking et 6 salles de réunion. (Photo: Matic Zorman)

13 / 14

Spaces compte à la gare 159 bureaux trendy, 77 espaces de coworking et 6 salles de réunion. (Photo: Matic Zorman)

14 / 14

Quels sont les objectifs pour atteindre la rentabilité? Le chiffre ne sera pas dévoilé. Mais plutôt l’ambition de «95+5%» d’occupation qui résume la réalité du marché immobilier: rendre des espaces de travail attractifs au-delà des effets de mode autour d’une marque. Depuis son ouverture en novembre dernier, Spaces affiche autour de 30% d’occupation.

Après la Gare, le boulevard Royal

Pour réussir son pari au Luxembourg, l’entreprise mise sur des localisations stratégiques, à l’instar de l’immeuble situé à deux pas de la gare et de son offre de transports en commun.

«Avant la fin de l’année 2022, nous compterons huit sites au Luxembourg», ajoute William Willems. «Nous ambitionnons d’ouvrir au boulevard Royal d’ici juin, dans l’ancien bâtiment de BGL BNP Paribas.» Le bâtiment proposera 4.500m² d’espaces de coworking, sur quatre niveaux. Ironie de l’histoire, Spaces est présent à la Gare dans le bâtiment qu’occupait autrefois KBL, et aujourd’hui propriété de Swiss Life.

La Cloche d’Or est visée pour 2022 dans un nouveau bâtiment à venir à côté du centre commercial, sur cinq étages. Le Kirchberg, Belval ainsi que les zones frontalières font partie d’un plan mondial qui se chiffre pour cette année à quelque 160 ouvertures d’espaces de travail à travers le monde.