ENTREPRISES & STRATÉGIES — Industrie

Sidérurgie

Une solution régionale pour Hayange



Le site sidérurgique d’Hayange compte 430 salariés. (Photo: Shutterstock)

Le site sidérurgique d’Hayange compte 430 salariés. (Photo: Shutterstock)

En début de semaine, la justice française a validé l’offre d’achat du sidérurgiste sarrois Saarstahl (SHS – Stahl-Holding-Saar) pour les sites d’Ascoval et d’Hayange.

Face aux difficultés financières de sa maison mère GFG Alliance et la faillite de son principal créancier Greensill , Liberty Steel avait annoncé, en mai dernier, sa volonté de vendre l’aciérie Ascoval (Nord) et l’usine de rails d’Hayange, en Moselle.

De son côté, le groupe sidérurgique allemand a officialisé la nouvelle en soulignant que «cette intégration s’inscrit pleinement dans notre stratégie de croissance et de diversification. Ces deux usines ont une position unique au sein du groupe SHS. Elles nous permettent de développer de nouvelles activités et de renforcer notre compétitivité dans le cadre de notre processus de transformation structurelle en cours», déclare Dr Karl-Ulrich Köhler, président du comité de direction de SHS.

Avec le positionnement d’Ascoval, spécialisé dans la production de barres d’acier, décrit comme un des sites sidérurgiques les plus modernes tournés vers la production d’acier vert, et celui du site d’Hayange, spécialisé dans la production de rails en acier, SHS va poursuivre sa stratégie européenne de transition écologique de la mobilité grâce à la production de produits d’infrastructure ferroviaire, essentiels au développement de solutions de mobilité durable. De leur côté, Ascoval et Hayange auront accès à de nouveaux domaines d’activité, comme le secteur automobile, et à de nouveaux marchés géographiques, grâce au réseau commercial mondial du groupe SHS.

Un mariage gagnant-gagnant pour les 270 salariés d’Ascoval et les 430 salariés d’Hayange, visiblement rassurés par le fait d’être avalés par un acteur régional avec une expérience reconnue dans le domaine sidérurgique, contrairement à Liberty Steel.

Au Luxembourg, les salariés de Liberty Steel Dudelange espèrent connaître prochainement un dénouement similaire avec un acteur sidérurgique local ou du moins régional. Mais, pour le moment, même si Liberty Steel connaît des difficultés financières, il n’a jamais été question de vendre le site luxembourgeois .