ENTREPRISES & STRATÉGIES — Commerce

Reprise de l’activité

Le début des soldes d’été maintenu au 26 juin



Les commerçants ont accumulé un stock conséquent de produits pendant le confinement, l’heure est à son écoulement et à la reprise des ventes. (Photo: Romain Gamba  / Maison Moderne)

Les commerçants ont accumulé un stock conséquent de produits pendant le confinement, l’heure est à son écoulement et à la reprise des ventes. (Photo: Romain Gamba  / Maison Moderne)

La CLC a annoncé le maintien des soldes d’été au 26 juin prochain. Dans le secteur de l’habillement, les détaillants misent beaucoup sur ces quatre semaines de remises pour remonter la pente après la fermeture forcée du coronavirus.

La date des soldes d’été reste inchangée au Luxembourg, a confirmé la CLC mardi en fin de journée alors que l’organisation rencontrait de nombreuses demandes d’affiliés désireux d’être fixés sur le calendrier.

Rendez-vous est donc donné du vendredi 26 juin au samedi 25 juillet pour quatre semaines de remises auprès des boutiques du pays.

«On attend les soldes avec impatience», confie le président de la Femo (Fédération de la mode) Marc Muller. Si la fréquentation de sa maroquinerie a bien redémarré lors de la première semaine d’activité le 11 mai, les chalands se font à présent plus rares, à quelques exceptions près. «On a de la chance d’avoir la Fête des mères au Luxembourg le 14 juin», note notre interlocuteur.

«Les soldes sont une bonne opportunité pour créer quelque part un retour à la normale, il faut sortir de cette mentalité de crise et rassurer les clients», estime Claude Bizjak, directeur adjoint de la CLC. La confédération a sondé ses membres, dont la majorité s’est prononcée en faveur du maintien de la date du début des soldes d’été au 26 juin, alors que l’UCVL avait demandé à un report, selon des sources concordantes.

Le Luxembourg, premier dans la course aux bonnes affaires

Pour Marc Muller, «quand il y a le mot ‘soldes’, les gens sont au rendez-vous et ils achètent». De bon augure donc pour remonter la pente après des mois de disette pour cause de fermeture forcée face à la pandémie de coronavirus. La Femo estime la perte de revenus entre 50% et 60% pour le secteur, qui se réjouit du maintien de la date des soldes.

Et pour cause: le Luxembourg devrait être le premier en Grande Région à ouvrir le bal des réductions, hormis l’Allemagne, où les commerçants peuvent fixer l’opération à leur convenance. Côté français, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a évoqué un report au mois de juillet, conformément à la demande de l’Alliance du commerce, tandis qu’en Belgique, les soldes ont officiellement été reportés au 1er août.

«Il faut profiter de l’aubaine pour attirer aussi des clients de Belgique et de France», estime Marc Muller.

Le commerçant a écho de stocks conséquents, surtout dans le secteur de l’habillement, où les pièces de pré-saison arrivées au début du confinement n’ont pas trouvé preneurs. Et l’interdiction des grands rassemblements, comme les braderies, est un coup dur pour le secteur: «La fin des braderies, c’est la cata. Ce sont nos plus gros chiffres, c’est comme à Noël», détaille-t-il.

Il faut profiter de l’aubaine pour attirer aussi des clients de Belgique et de France.

Marc Muller,  président,  Femo

Les soldes ne sont à ses yeux pas le seul élément qui pourrait aider à relancer les ventes. «En Autriche, on a constaté que l’ouverture des restaurants et terrasses a généré plus de passage en ville, et donc plus de ventes», assure Marc Muller. Le détaillant observe aussi que les points de vente situés dans des petites villes comme Esch ou Ettelbruck reçoivent davantage de visites que ceux situés dans les grands centres commerciaux couverts, où l’obligation de porter un masque et la crainte de la foule freinent les chalands selon lui. «Et puis il faut que les gens reviennent dans les bureaux, car cela génère du passage», avance Marc Muller.

Bref, tous les ingrédients permettant au commerce de détail de reprendre ses activités manquent encore à l’appel, mais la Femo espère que les soldes pourront être un coup de pouce. En attendant, «chaque commerçant reste libre de faire des promotions», rappelle le président.