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Schroeder & Associés déménage à Kockelscheuer



Le nouveau siège de Schroeder & Associés, vu depuis le ciel à Kockelscheuer. (Photo: Raoul Somers)

Le nouveau siège de Schroeder & Associés, vu depuis le ciel à Kockelscheuer. (Photo: Raoul Somers)

Prévu de longue date, le déménagement du bureau d’ingénieurs Schroeder & Associés dans son nouveau bâtiment sur le site de la Poudrerie à Kockelscheuer est en cours. Un changement important pour cette entreprise, en pleine crise du coronavirus.

Depuis le 4 mai, le siège social de Schroeder & Associés a déménagé des appartements qu’il occupait en location dans la rue des Girondins à Luxembourg vers un nouveau bâtiment construit pour ses propres besoins sur le site de la Poudrerie au 13, rue de l’Innovation à Kockelscheuer. «Nous déménageons, mais dans des conditions particulières, puisque 90% de notre équipe sont en télétravail à cause du confinement lié au Covid-19», explique Thierry Flies, administrateur délégué et partenaire de Schroeder & Associés. «Pour autant, tout se passe bien. Et à compter du 18 mai, notre équipe pourra venir travailler à Kockelscheuer selon le plan d’hygiène que nous avons mis en place.»

Déménagement et confinement

Les baux de location des anciens bureaux de Schroeder & Associés arrivaient pour certains à échéance fin avril, en plein pendant la période de confinement. Il fallait donc que l’entreprise parvienne à quitter les lieux, malgré ses contraintes. «Pour cela, nous avons géré les urgences avec l’entreprise de déménagement. Mais le gros du déménagement s’est fait début mai. Chaque employé est venu à tour de rôle pour faire ses cartons personnels, le parc informatique étant directement géré par notre équipe. Tout le mobilier ne doit pas être déménagé, car nous avons un nouveau mobilier dans notre nouveau bâtiment. Nous avons laissé à l’équipe la possibilité d’emporter ce qu’elle souhaitait, et le reste est confié à une société de récupération. Nous œuvrons actuellement à remettre en état les locaux, pour procéder à une remise des clés fin mai», détaille Thierry Flies.

Un télétravail opérationnel

À l’image de quasi toutes les entreprises du pays, Schroeder & Associés s’est mis au télétravail. «Nous n’avions pas pour habitude de télétravailler. Cela nous a demandé de nous adapter. Il a fallu acheter du matériel supplémentaire et certains de nos collaborateurs ont accepté d’utiliser leur matériel privé. Mais grâce au système VPN, nous sommes parvenus à maintenir notre activité. En une semaine, l’ensemble de l’équipe était de nouveau en place» affirme Thierry Flies. Une nouvelle façon de travailler qui, même si elle a ses limites, pourrait bien être prolongée ponctuellement à l’avenir pour les employés. «Dans l’équipe, tout le monde n’est pas égal face au besoin en matériel ou à la connexion internet. Aussi, ceux qui ont le plus de difficulté pour travailler à distance sont prioritaires pour intégrer les nouveaux locaux.»

Ce temps de confinement a aussi été l’occasion pour le bureau d’ingénieurs de beaucoup communiquer avec ses salariés et de renforcer l’esprit d’équipe. «J’ai beaucoup communiqué par messages vidéo auprès de nos équipes, et nous avons accru notre communication sur les réseaux sociaux», explique le chef d’entreprise. «Par ailleurs, nous avons mis en place des challenges à vélo ou de course à pied, ou encore instaurer des moments de détente dans la semaine comme la ‘Bier um 4’ du vendredi ou des pauses café communes en vidéo.» Une utilisation plus intense des outils numériques qui perdurera certainement au-delà du confinement. «Je pense qu’à l’avenir, nous allons continuer à utiliser la vidéoconférence, et cela va nous éviter nombre de déplacements professionnels. Nous avons aussi pris conscience que la mobilité informatique est un point important, et nous allons faire évoluer notre parc informatique dans ce sens.»

Vue de l’intérieur du bâtiment pendant le chantier d’aménagement. (Photo: Raoul Somers)

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Vue extérieure du bâtiment et de ses environs. (Photo: Raoul Somers)

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Vue à l’étage d’un bureau et d’une salle de réunion. (Photo: Raoul Somers)

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Vue de l’entrée du bâtiment, encore pendant la phase d’aménagement. (Photo: Raoul Somers)

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Vue d’un aménagement à l’étage. (Photo: Raoul Somers)

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Vue d’une des salles de détente dans les étages. Photo: Raoul Somers)

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Une présence en alternance

Vaste de 8.000m2 hors-sol, le nouveau bâtiment de Schroeder & Associés est prêt pour accueillir les 350 personnes qui composent ce bureau d’ingénieurs. Pour autant, tout le monde ne pourra venir y travailler en même temps, afin de respecter les mesures de distanciation sociales demandées par le gouvernement pour éviter la propagation du Covid-19. «Nous avons des bureaux qui sont prévus pour accueillir 1, 2, 3 ou 4 personnes. Mais étant donné les mesures qui doivent être appliquées actuellement, nous avons décidé que les bureaux pourront au maximum être occupés par une personne à la fois, et que chaque bureau sera attribué pendant cette période à deux personnes, qui seront présentes en alternance.» Afin de répondre au besoin numéraire, quelques salles initialement destinées à être des «think tanks» seront utilisées comme espace de bureau. «Nous avons aussi choisi d’utiliser une partie de l’aile qui est destinée à la sous-location, et qui par chance n’est pas encore occupée, pour créer un second espace de restauration, permettant ainsi de dédensifier le restaurant prévu initialement pour 130 personnes.» Par ailleurs, le port du masque sera obligatoire au moment des déplacements qui devront respecter les sens uniques qui sont mis en application dans les couloirs. Les espaces extérieurs pourront aussi être mis à profit si le temps le permet.

Par chance l’immeuble n’est pas très haut et l’utilisation des ascenseurs n’est pas une forte contrainte. «Nous souhaitons que l’ascenseur soit utilisé en priorité pour les personnes à mobilité réduite, ou uniquement si une personne peut être seule à l’intérieur. Sinon, nous demandons à utiliser les escaliers», détaille Thierry Flies.

Un avenir à tracer

D’ici quelques jours donc, les employés de Schroeder & Associés vont découvrir leur nouveau lieu de travail et reprendre au fur et à mesure de nouveaux dossiers. «Avec l’arrêt des chantiers, nous avons subi une baisse de notre activité. Heureusement, nous faisons aussi beaucoup d’études, ce qui nous a permis de ne pas trop avoir recours au chômage partiel. Au mois de mars, seulement 5% de notre équipe a été à l’arrêt. Au mois d’avril, il y en a eu un peu plus, mais ça redescend pour le mois de mai», précise Thierry Flies. «Nous sommes aussi un peu dépendants de nos clients et maîtres d’ouvrage parmi lesquels on compte les communes. Celles-ci ont actuellement d’autres priorités à gérer que nos chantiers. Aussi, le système est un peu ralenti. Mais je reste confiant et je pense que nous trouverons des solutions pour continuer à aller de l’avant dans de bonnes conditions, même s’il faudra surveiller de près l’avenir.»