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nouveau concept

Kinepolis: une salle de cinéma privée pour 199 euros



Kinepolis permet désormais à des groupes allant jusqu’à 10 personnes de privatiser des salles de cinéma, pour un prix forfaitaire de 199 euros. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

Kinepolis permet désormais à des groupes allant jusqu’à 10 personnes de privatiser des salles de cinéma, pour un prix forfaitaire de 199 euros. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

En lançant son nouveau concept de privatisation de salles de cinéma pour 10 personnes maximum, Kinepolis cible principalement les groupes d’amis ou les familles qui ne peuvent pas se retrouver à la maison en respectant les distances de sécurité. 

«Nous voyons cela comme une offre complémentaire», définit Christophe Eyssartier, responsable de Kinepolis Luxembourg. Le groupe de cinémas lance un nouveau concept: les séances privatisées pour les particuliers.

À partir de mercredi 24 février, il sera possible, chaque jour de la semaine, de privatiser certaines salles dans deux de ses trois établissements: celui de Belval et celui du Kirchberg. Pour des groupes allant jusqu’à 10 personnes et à un prix total de 199 euros, peu importe le nombre d’invités. 

Une première réservation en 4 heures

«Nous sommes confiants quant à la possibilité de regarder un film en toute sécurité dans nos salles», précise Christophe Eyssartier. Avec cette offre, Kinepolis cible plutôt les groupes d’amis ou les familles qui souhaitent se retrouver autour d’un film, mais qui n’ont ni le droit de le faire à la maison ( le nombre d’invités maximal étant fixé à deux personnes cohabitant ou issues du même ménage ), ni la place pour respecter la distanciation.

Si la période se prête à ce genre de concept, il ne s’agit pas non plus d’une «offre Covid». «Nous allons en évaluer l’intérêt. Si les retours sont favorables, nous pourrons la maintenir au-delà de la crise.» Voire l’étendre géographiquement.

Le groupe ne s’est pas fixé d’objectifs chiffrés permettant d’évaluer le succès ou non. Entre le moment où il a communiqué sur le sujet – mercredi 17 février, aux alentours de midi – et une réunion interne le jour même à 17h, il avait déjà enregistré une première réservation , à Belval. «Cela nous a fait plaisir», témoigne Christophe Eyssartier. Il n’en sait pas plus sur le nombre de personnes, puisque l’information n’est pas demandée lors du paiement.

Pas de dérogation aux règles Covid

Lors d’une séance privée, les règles restent les mêmes que pour une projection ordinaire: port du masque obligatoire, distance de sécurité entre les personnes qui ne sont pas d’un même ménage et interdiction de boire et de manger ou d’apporter sa propre nourriture. Il n’est pas possible de privatiser la salle pour (re)voir des classiques, le choix se faisant parmi une sélection plutôt large de films récents, à des horaires définis. La réservation peut se faire jusqu’à deux semaines à l’avance, et maximum trois jours avant, précise le site internet de Kinepolis. Qui ne prévoit pas non plus d’annulation ou de modification après paiement.

Cette offre n’annule pas celle permettant déjà aux entreprises de privatiser des salles, sous les mêmes règles sanitaires que les séances classiques, et avec un nombre plus important d’invités. Christophe Eyssartier ne dispose pas de chiffres précis, mais assure qu’il y a «encore de la demande» à ce niveau. Les projections privées étaient aussi valables pour les écoles, par exemple.

Du côté des séances ordinaires, depuis la réouverture du 13 janvier, «nous ne sommes pas du tout dans une affluence normale», admet-il, avec 25 à 30% de clientèle par rapport à avant la crise. Ce qui, étant donné les restrictions sanitaires et le fait que les cinémas frontaliers soient fermés ( le Luxembourg dépendant en partie des distributeurs de ces pays ), semble «encourageant pour la suite».