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Revue de presse

Le S-Hub se cherche encore dans le télétravail



Les entreprises luxembourgeoises se montrent encore frileuses à l’idée de faire du télétravail une pratique systématique en dehors des frontières du pays. (Photo: Romain Gamba/archives Paperjam)

Les entreprises luxembourgeoises se montrent encore frileuses à l’idée de faire du télétravail une pratique systématique en dehors des frontières du pays. (Photo: Romain Gamba/archives Paperjam)

Le S-Hub de Yutz cherche son rythme de croisière, six mois après son ouverture. Ses dirigeants continuent de croire au télétravail comme une forme incontournable de travail à l’avenir.

Située le long de l’A31, à côté de Yutz,  l’infrastructure baptisée «S-Hub»  a ouvert ses portes au début du mois de juin dernier. Auprès de nos confrères du Wort, son responsable Benoit Petry fait le point sur les activités de l’infrastructure proposant des espaces de télétravail à destination des entreprises luxembourgeoises.

Mais celles-ci ne se sont pas bousculées au portillon. Les freins législatifs (une limitation à 29 du nombre de jours de télétravail autorisés sans être imposés en France) et l’idée de bureau satellite au sein du Grand-Duché pour éviter les bouchons ont joué en défaveur du S-Hub.

«Nous n’avons pas encore atteint le seuil de rentabilité», admet M. Petry, au Wort. Loin d’être inquiet, il voit dans la hausse des réservations depuis la fin de l’année des signes d’encouragement. «Nous avons commencé un premier mois d’exploitation avec dix réservations! Au mois d’octobre, nous en avions déjà une soixantaine», précise-t-il à nos confrères. «Depuis le début de l’année, nous sommes à une dizaine de réservations par jour.»

Avec un seuil de rentabilité autour de la vingtaine de réservations par jour, la Société de développement et d’aménagement de la Moselle (Sodevam) va devoir poursuivre la promotion d’une infrastructure dont une partie a, entre-temps, été vendue aux entreprises Costantini, meaVoce et Myjob.

D’ici au premier bilan annuel, l’avenant à la convention fiscale entre les deux pays,  signé en novembre dernier par les deux ministres des Finances  Bruno Le Maire et  Pierre Gramegna  (DP), apportera peut-être une forme de clarification et de sérénité en faveur du télétravail.