ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Remote working

La rupture digitale post-Covid ne fait que commencer



Stéphanie Schaeffer, Benelux sales manager, Centreon. (Photo: Centreon)

Stéphanie Schaeffer, Benelux sales manager, Centreon. (Photo: Centreon)

Dans le contexte actuel de pandémie, le télétravail se généralise. Au-delà des travailleurs indépendants, ce sont les commerciaux, les administratifs, les consultants, les managers qui, tous, télétravaillent… Ce qui engendre de nouveaux enjeux IT.

Les bouleversements du travail consécutifs à la pandémie relèvent de l’accélération extraordinaire d’une tendance ancienne. Avant la crise, 46% des Européens travaillaient parfois à domicile, alors qu’aux États-Unis, le digital workplace est déjà monnaie courante. Aujourd’hui, en Europe, le télétravail s’est généralisé. Travailleurs indépendants, commerciaux, administratifs, consultants, managers, tous télétravaillent et sont en interaction permanente avec le reste de leurs organisations. Cela fait exploser les besoins IT dans quatre domaines: bande passante bien sûr, sécurité, applications de toutes sortes et équipements.

La rupture est donc consommée et les organisations n’en tireront tous les bénéfices que si elles passent à une nouvelle ère de la supervision IT.

La nouvelle donne inhérente à l’explosion du digital workplace

Avec l’explosion du digital workplace, la transformation numérique s’accélère. Le débit requis par la visioconférence généralisée n’est que la partie émergée de l’iceberg. Au-delà de  SlackJive  ou  Teams , on se dirige vers une sorte de marketplace d’applis aux API ouvertes, de plus en plus utilisées et en interconnexion avec d’autres softwares toujours plus nombreux. Le risque de ralentissement et de perte d’efficacité associée est réel. Tout cela est extrêmement concret et il suffit pour s’en convaincre d’imaginer aujourd’hui un fournisseur qui souhaiterait envoyer une facture… par courrier postal!

Nous allons donc assister dans les mois et années à venir à sept phénomènes structurants dans l’IT:

- La data-inflation, avec l’analyse des données à l’échelle industrielle. Des applications de traçage de type StopCovid illustrent ce besoin, mais cela ne sera pas limité à la santé ou à la sécurité et concernera d’autres domaines: relation client, marketing, gestion des flux.

- L’edge-acceleration étend le champ de l’IT.

- La workplace digitalisation: preuve de l’ampleur du phénomène, Jack Dorsey a annoncé que le télétravail devenait la norme chez Twitter.

- La finance dematerialisation, avec le passage à la facturation tout numérique, la hausse des plafonds de paiement sans contact, l’usage intensifié d’applications comme CashApp.

- La learning virtualisation: l’enseignement, professionnel, supérieur et secondaire, se digitalise lui aussi.

- La social connection: l’usage des sites et applis de rencontres, des plateformes de jeu (Fortnite) ou de partage de jeu (Twitch) explose.

- L’information (over) abundance: en période de crise, l’information devient 100% digitale, avec les risques associés de fake news ou de contenus inappropriés, dont la loi Avia et sa promesse de les supprimer en une heure est la conséquence directe

Usages, étendue et complexité des réseaux et des infrastructures n’ont pas fini d’évoluer

L’émergence d’une nouvelle dimension des SI n’est pas sans conséquences: dans une étude récente de Vanson Bourne auprès de 800 DSI, on apprend que pas moins de 3.000 alertes, en moyenne, sont remontées tous les jours par les équipes IT; 70% des DSI ont du mal à traiter ces alertes… alors que 26% d’entre elles seulement nécessitent une action. Cela représente 1,5 million de dollars gâchés par entreprise et par an en moyenne. Dans une autre étude d’Insight Avenue de mai 2020, les DSI confirment également attendre à la fois de la haute performance, de l’IoT, l’extension de l’Edge et la montée en puissance de l’open source.

Passer au cloud ou au cloud hybride est la conséquence naturelle de ces mouvements de fond… Mais cela coûte cher et l’exigence de qualité de l’utilisateur est implacable. Dans ce contexte, la supervision IT de nouvelle génération apparaît comme un outil indispensable de pilotage et de communication et permet également de s’assurer que les investissements sont de bonne qualité et le ROI positif.

De la supervision technique au smart monitoring

L’enjeu n’est plus la supervision du fonctionnement d’un réseau ou d’un équipement, il faut piloter la performance réelle jusqu’à l’utilisateur final, donner une vue à la fois intégrale et simple de leur IT aux métiers et aux dirigeants, repérer les anomalies pour les anticiper et corréler les événements pour aider le DSI ou le CEO à piloter les opérations.

Cela implique d’utiliser les avancées de l’intelligence artificielle pour les opérations IT (AIOps). À ce prix seulement, la supervision IT permettra de relever le défi de la rupture digitale post-Covid, parce que le monde repose sur l’IT, parce qu’être always-on business implique un always-on IT. Bienvenue dans l’ère du smart monitoring.

Les entreprises passées au smart monitoring constatent d’expérience une baisse significative des appels au help desk et des gains de productivité. Capable de superviser la consommation d’énergie sur les sites d’un géant industriel, de mesurer la satisfaction client d’un retailer ou de repérer une cyberattaque avant les logiciels spécialisés, il devient alors l’allié du DSI et un véritable outil de performance analysis pour l’entreprise et ses dirigeants.

Faire du smart monitoring g une fonction clé est donc bien, non seulement pour la DSI mais pour l’entreprise ou l’administration tout entière, la condition indispensable pour permettre de tirer tout le profit de la rupture digitale post-Covid… qui ne fait que commencer!

Cet article a été rédigé pour  le supplément Paperjam Plus – ICT  de l’édition magazine de  Paperjam datée de janvier  qui est parue le 17 décembre 2020.

Le contenu du magazine est produit en exclusivité pour le magazine, il est publié sur le site pour contribuer aux archives complètes de Paperjam.

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